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Sport

Lyon reprend espoir après avoir terrassé Marseille

Avec un orgueil jusque-là enfoui dans un collectif en manque de repères, l'Olympique lyonnais se relève au bon moment dans sa course à une place qualificative pour la Ligue des champions.
Habitués à la prestigieuse et lucrative épreuve européenne qu'ils fréquentent sans interruption depuis septembre 2000, les septuples champions de France ont terrassé dimanche le champion de France en titre, Marseille, au bout d'un match spectaculaire (3-2).
Kim Källsttröm savoure : « Nous étions obligés de réagir après notre non-match à Toulouse. Nous nous sommes dit : "Nous ne sommes pas morts." Il fallait réagir et nous avons su le faire », dit le milieu de terrain suédois de l'OL.
Lyon se redonne une petite marge - deux points - par rapport à son principal challenger pour la troisième marche du podium de la Ligue 1, le Paris-Saint-Germain.
« Nous avions à cœur de tout donner, explique Anthony Réveillère. Nous n'avons jamais rien lâché, notamment après avoir encaissé ces buts. Nous avons été costauds jusqu'au bout. »
Lyon ne veut pas penser plus haut que la 2e place, directement qualificative pour la Ligue des champions, et refuse de repenser au titre, car Lille possède sept longueurs d'avance à quatre journées de la fin.
Mais pour Jean-Michel Aulas, le président de Lyon, l'essentiel a été fait. « Quand on a des ennuis, on sait que ça peut commencer à être la spirale infernale. Alors, cette victoire donne de l'espoir et montre que rien n'est fini dans le football, sauf quand on se laisse aller, ce qui n'est pas notre cas. »

Cris, buteur providentiel
L'OL a fait parler l'orgueil à l'image de Cris, capitaine décrié mais qui n'a pas abandonné les siens en assurant son rôle de leader et en se découvrant un nouveau, celui de buteur providentiel.
« C'est très bien et symbolique, constate l'entraîneur Claude Puel. C'est en plus très bien pour lui et pour nous. Et cela prouve que c'est le mental et l'état d'esprit affichés face à Marseille qui peuvent faire la différence. »
Lyon a désormais quatre rencontres, trois à l'extérieur (Auxerre, Brest et Monaco) et une seule à la maison (Caen) pour assurer ce qui est le minimum vital pour son train de vie : la Ligue des champions.
« Il faudra être à ce niveau-là d'investissement, de volonté et d'intensité pour la suite dans les quatre derniers matches qui restent à faire », conclut l'entraîneur lyonnais.
Lyon se relève et sourit, alors que Marseille grimace.
« Il y a forcément des regrets, constate Didier Deschamps, l'entraîneur phocéen. Être mené 2-0 était sévère par rapport à ce que l'on avait produit. 2-2, c'était un bon scénario. »
Et le titre ? « L'écart avec Lille a augmenté, même s'il reste douze points à prendre. Et Lyon s'est rapproché. Évidemment que ce n'est pas une bonne opération pour nous », reconnaît-il.

©Reuters
Avec un orgueil jusque-là enfoui dans un collectif en manque de repères, l'Olympique lyonnais se relève au bon moment dans sa course à une place qualificative pour la Ligue des champions.Habitués à la prestigieuse et lucrative épreuve européenne qu'ils fréquentent sans interruption depuis septembre 2000, les septuples champions de France ont terrassé dimanche le champion de France en titre, Marseille, au bout d'un match spectaculaire (3-2).Kim Källsttröm savoure : « Nous étions obligés de réagir après notre non-match à Toulouse. Nous nous sommes dit : "Nous ne sommes pas morts." Il fallait réagir et nous avons su le faire », dit le milieu de terrain suédois de l'OL.Lyon se redonne une petite marge - deux points - par rapport à son principal challenger pour la troisième marche du podium de la Ligue 1, le...
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