La formation au chardon, 18e de Ligue 1 avec 38 points, compte deux longueurs de retard sur le premier non-relégable et le déplacement au Parc des Princes s'annonce compliqué face au PSG, à la lutte pour arracher une place en Ligue des champions.
« On pense à la Ligue 2, forcément, puisqu'on est relégables », avoue le gardien de but Damien Grégorini.
« On n'est pas contents d'être là. Mais, en même temps, il y a pas mal d'équipes concernées par le bas de tableau », tente de rassurer celui qui se fait le relais dans le vestiaire des dirigeants et du staff technique.
Le président, Jacques Rousselot, avait mardi dernier refusé d'envisager la descente de son club en Ligue 2. Mais le résultat et la physionomie de la rencontre face au Losc semblent avoir un peu plus douché les espoirs nancéiens.
À l'image de leur défaite à Sochaux (1-0) une semaine plus tôt où ils avaient frappé 21 fois au but, les Lorrains se sont procuré plusieurs occasions qui leur auraient au moins permis de revenir au score et de prendre un point important dans la lutte pour le maintien.
« On fait des bons matches, mais ça ne passe pas. Ça devient dur et frustrant mais il faut garder le positif. On va à Paris pour prendre des points et après, contre Nice à la maison, ça va être tendu comme jusqu'à la fin de la saison », dit Grégorini.
« Baguette magique »
En effet, l'ASNL jouera ensuite à Rennes puis sa dernière rencontre à domicile face à Lens pour un match qui pourrait sonner les illusions d'un groupe de retour parmi l'élite en 2005 sous la houlette de Pablo Correa. Ce dernier a annoncé son départ pour la fin de saison après huit ans sur le banc.
« La fin approche et ça va être le plus costaud mentalement qui va se maintenir. On sait ce qu'on a à faire et il faut garder la tête haute », dit encore Damien Grégorini, très marqué après le revers face à Lille.
Pourtant, l'inefficacité offensive affichée depuis plusieurs semaines pourrait être rédhibitoire en vue du maintien pour une équipe qui, si elle a su faire des efforts défensivement, ne sait pas tenir le 0-0 et prendre au moins un point.
« Cette inefficacité nous fait un défaut énorme et en football il n'y a que ça qui compte. Mais il y a encore des matches. Je ne suis pas plus inquiet maintenant qu'il y a quelques jours », dit un Pablo Correa apparemment désabusé.
« Il manque de la confiance. Mais si on reste comme ça, à regarder, à se dire qu'il faut gagner les deux derniers matches à la maison, on n'y arrivera pas. Personne ne viendra avec une baguette magique », ajoute le technicien franco-uruguayen.
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