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Libye: arrivée à Benghazi d'un navire avec des réfugiés de Misrata

Un bateau transportant plus d'un millier de réfugiés, dont plusieurs centaines de migrants et quelques dizaines de blessés, de la ville assiégée de Misrata est arrivé jeudi matin à Benghazi, fief des rebelles dans l'Est de la Libye à l'autre extrémité du golfe de Syrte.
"Je pense à ceux qui sont restés derrière, le bateau ne pouvant pas tous les prendre. Ils sont restés au port exposés au risque de nouveaux bombardements de Kadhafi", a déclaré un des passagers libyens, Saddoun Al-Misurati, à propos des centaines de Libyens qui n'ont pas pu embarquer mercredi.
Juste avant l'embarquement, le port de Misrata a été à nouveau bombardé. "C'était horrible, tout le monde avait peur, courait dans tous les sens pour trouver un abri", a expliqué cet homme d'affaires de 38 ans en descendant du bateau avec son épouse et ses enfants après un voyage de 15 heures.
Le Red Star One, affrété par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), est resté bloqué quatre jours au large de Misrata en raison des menaces sur le port. Mercredi, il a finalement pu décharger 180 tonnes d'aide humanitaire pour la ville sous perfusion humanitaire et embarquer dans la confusion des centaines de réfugiés et de Libyens.
Le bombardement de mercredi a touché un camp de réfugiés près du port, tuant cinq Nigérians membres d'une même famille dont deux bébés.
"Il y a une guerre violente à Misrata, une guerre violente. Nous avons perdu cinq de nos Nigérians -- deux femmes, un jeune homme et deux enfants", a raconté un réfugié nigérian arrivé sur le bateau.
Le Red Star One transportait 827 réfugiés, pour la plupart des migrants de pays d'Afrique sub-saharienne, ainsi que 250 Libyens, a déclaré un responsable de l'OIM.
L'OIM a aussi évacué une quarantaine de blessés, dont l'un est décédé peu après son embarquement et deux ont voyagé dans l'unité de soins intensifs installée sur le bateau.
A leur arrivée à Benghazi, les passagers non-Libyens sont partis en car à la frontière égyptienne pour pouvoir rejoindre leur pays. Les Libyens devaient être hébergés dans des camps provisoires à Benghazi ou chez des proches.
Une vingtaine de journalistes internationaux, la quasi-totalité de ceux qui se trouvaient à Misrata, grande ville côtière à 200 km à l'est de Tripoli assiégée depuis deux mois par les forces loyales au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, étaient aussi à bord du bateau.
Un bateau transportant plus d'un millier de réfugiés, dont plusieurs centaines de migrants et quelques dizaines de blessés, de la ville assiégée de Misrata est arrivé jeudi matin à Benghazi, fief des rebelles dans l'Est de la Libye à l'autre extrémité du golfe de Syrte."Je pense à ceux qui sont restés derrière, le bateau ne pouvant pas tous les prendre. Ils sont restés au port exposés au risque de nouveaux bombardements de Kadhafi", a déclaré un des passagers libyens, Saddoun Al-Misurati, à propos des centaines de Libyens qui n'ont pas pu embarquer mercredi.Juste avant l'embarquement, le port de Misrata a été à nouveau bombardé. "C'était horrible, tout le monde avait peur, courait dans tous les sens pour trouver un abri", a expliqué cet homme d'affaires de 38 ans en descendant du bateau avec son épouse...