Le ministre Sayegh tente de se faire entendre de la foule.
Mis au courant de la situation, le ministre des Affaires sociales, Sélim Sayegh, qui avait un engagement préalable, s'est rendu au ministère pour écouter les doléances des familles, selon un communiqué publié par le ministère. Après avoir écouté leurs revendications, « le ministre Sayegh a tenté à son tour de prendre la parole, mais les employés de l'association ont rapidement quitté le ministère sans avoir écouté la réponse du ministre », poursuit le communiqué. M. Sayegh s'est alors exprimé en présence des quelques familles qui sont restées et de la presse. Faisant part de sa solidarité totale avec les handicapés, il a justifié les retards de paiement de son ministère aux associations caritatives par « la routine administrative ». Il a constaté que « le même problème se répète chaque année ». Sélim Sayegh a par ailleurs observé avoir reçu au ministère, vendredi dernier, les directeurs de plus de 70 associations, précisant que « le directeur de Kafa'at n'avait pas répondu à son invitation ». Le ministre a toutefois dénoncé « l'exploitation des handicapés par l'association, dans une affaire qui ne les concerne pas ». Il a précisé à ce propos que l'aide accordée par le ministère aux associations n'est qu'une « contribution pour soutenir leur budget ».
Répondant au ministre, les parents des handicapés ont affirmé que « Kafa'at, au même titre que 350 associations, n'a pas reçu les subventions de l'État depuis dix mois. Cette institution héberge pourtant 1 000 handicapés », précise le communiqué des familles. Les parents des handicapés dénoncent aussi « la demande de la Cour des comptes de réduire de 20 % les subventions aux associations ». Ils soulignent que « ces chiffres se basent sur des calculs erronés de coûts de prise en charge ». Et de poursuivre que « le calcul du coût moyen de prise en charge des handicapés remonte à 7 ans ». Le communiqué poursuit que « les contrats pour l'année 2011 n'ont toujours pas été signés ». « Les institutions ne pourront pas présenter de factures relatives à ces quatre mois, et les problèmes ne pourront qu'empirer », déplorent-ils encore.


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