Vendredi à l'aube, des hommes armés ont pénétré dans la maison de Bashir Mutlak, dans le village d'Imam Waiss, et ont tué cet imam de 52 ans, son épouse de 42 ans et leur fille de 11 ans, selon un colonel de l'armée irakienne et un médecin de l'hôpital de Baqouba, capitale de la province de Diyala.
"Ils ont tous été tués par balle", a indiqué Ahmed Alwan, médecin du principal hôpital de la province.
Dans un autre incident, quatre frères sunnites, âgés de 20 à 35 ans, ont été tués par un groupe d'hommes armés vêtus d'uniformes de la police à Bouhrouz, toujours dans la province de Diyala, selon un officier de l'armée irakienne.
Les assaillants se sont introduits dans la maison vers 04H00 (01H00 GMT), ont séparé les quatre hommes de leurs épouses, soeurs et mère, les ont rassemblés dans une pièce et les ont tués par balles avant de fuir.
Selon des responsables à la morgue de Baqouba, trois des victimes appartenaient à des unités de lutte contre Al-Qaïda, les Sahwa, des milices formées d'anciens insurgés qui ont joué un rôle crucial dans la baisse des violences en Irak ces dernières années.
Ces assassinats interviennent quelques heures après qu'un kamikaze a fait exploser sa bombe jeudi soir dans une mosquée à Baladrouz, dans la province de Diyala, faisant au moins dix morts et 30 blessés parmi des pèlerins chiites.
La province de Diyala est un ancien bastion d'Al-Qaïda, et reste l'une des plus violentes d'Irak, du fait d'importantes tensions ethniques et confessionnelles.
Par ailleurs vendredi, des hommes armés ont tué un chef tribal, Moutachar al-Aghaidi, près de son domicile dans la ville septentrionale de Mossoul peu après midi, a-t-on appris de source policière.
Trois bombes placées en bord de route ont également explosé à peu de temps d'intervalle dans le sud de Bagdad, tuant trois personnes, dont un policier, et blessant 28 personnes, dont 20 policiers, selon une source au sein du ministère de l'Intérieur

