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Syrie: mise en garde des autorités contre les manifestations vendredi

Les autorités syriennes ont appelé les citoyens à "s'abstenir" de manifester, alors que les contestataires ont lancé des appels à un "vendredi de la colère" dans tout le pays.
"Dans les circonstances actuelles, le ministère de l'Intérieur appelle les frères citoyens à contribuer de manière efficace à la stabilité et à la sécurité (...) en s'abstenant de mener des manifestations ou des sit-in sous n'importe quel slogan, sans avoir obtenu d'autorisation officielle", selon un communiqué repris par l'agence officielle Sana.
Le ministère précise que "les lois en vigueur en Syrie seront appliquées afin de préserver la sécurité des citoyens et la stabilité du pays".
Les "jeunes de la révolution syrienne" ont appelé jeudi sur Facebook à un "vendredi de la colère" en solidarité avec Deraa (sud), berceau du mouvement de contestation contre le régime du président Bachar al-Assad, lancé à la mi-mars.
Le 19 avril, M. Assad a promulgué un décret stipulant la levée de l'état d'urgence, une des principales revendications des contestataires, mais également un autre qui réglemente le droit de manifester dans le pays, dirigé d'une main de fer par un parti unique, le Baas, depuis 1963.
En vertu de ce décret, une autorisation officielle est requise pour l'organisation d'une manifestation.
Depuis lundi, l'armée a lancé une offensive sans précédent pour mater la révolte à Deraa où, selon un nouveau bilan de l'Observatoire des droits de l'Homme, 50 personnes ont été tuées. Les militants évoquent une dégradation de la situation humanitaire, avec ni eau ni électricité.
"L'armée syrienne à Deraa continue de poursuivre les résidus de groupes terroristes extrémistes armés, rétablissant le calme dans les quartiers de la ville et la tranquillité des citoyens effrayés par les crimes de ces groupes hors-la-loi", a affirmé vendredi à Sana un porte-parole militaire sous couvert de l'anonymat.
Depuis le début de la contestation, plus de 500 personnes ont été tuées selon le "Comité des martyrs du 15 mars", proche des opposants.
Ce chiffre a été démenti par le porte-parole militaire, selon lequel 148 personnes ont été tuées, 78 militaires et policiers et 70 civils.
Par ailleurs, le Baas a contesté vendredi qu'il y ait eu des démissions au sein du parti. "Ces informations s'incrivent dans le cadre de la campagne médiatique qui vise la Syrie et le parti", a affirmé une source au sein du parti citée par le quotidien Al Baas.
"Les Baasistes sont attachés aux principes du parti et à son rôle national derrière le président Bachar al-Assad en vue de détruire le complot. Aujourd'hui ils sont plus déterminés que jamais", a-t-elle poursuivi.
Plus de 230 membres du parti avaient annoncé mercredi leur démission, une trentaine dans la région de Banias (nord-ouest) et 203 dans la région du Houran (Deraa et ses environs).
Les autorités syriennes ont appelé les citoyens à "s'abstenir" de manifester, alors que les contestataires ont lancé des appels à un "vendredi de la colère" dans tout le pays."Dans les circonstances actuelles, le ministère de l'Intérieur appelle les frères citoyens à contribuer de manière efficace à la stabilité et à la sécurité (...) en s'abstenant de mener des manifestations ou des sit-in sous n'importe quel slogan, sans avoir obtenu d'autorisation officielle", selon un communiqué repris par l'agence officielle Sana.Le ministère précise que "les lois en vigueur en Syrie seront appliquées afin de préserver la sécurité des citoyens et la stabilité du pays".Les "jeunes de la révolution syrienne" ont appelé jeudi sur Facebook à un "vendredi de la colère" en solidarité avec Deraa (sud), berceau du...