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Sport - Football - Ligue Des Champions

Messi, le maître du jeu, c’est lui !

Encore une fois, Lionel Messi a éclaboussé de son talent un match de football. Et pas n'importe quel match puisqu'il s'agissait de la demi-finale aller de Ligue des champions.

Une fois de plus, la magie est venue de Lionel Messi. Sergio Perez/Reuters

L'avant-match et ses tentatives de déstabilisation psychologique, très peu pour lui : Messi a réussi mercredi à survoler une demi-finale très décevante dans le jeu face au Real Madrid pour mettre le Barça sur la voie d'une nouvelle finale en Ligue des champions (2-0).
Il fallait voir la tête de José Mourinho au moment du second but de Messi - un nouveau chef-d'œuvre - pour comprendre que le phénomène argentin avait à lui tout seul pratiquement décidé de l'issue de la demi-finale « clasico » entre le Real et le Barça.
Messi, double Ballon d'or (2009 et 2010), discret en demi-finales la saison dernière et il y a deux ans, a cette fois débloqué la situation, profitant il est vrai du retour prématuré aux vestiaires de son garde du corps, Pepe (61e).
Il a d'abord surgi sur un centre du remuant Afellay (76e) avant de se lancer dans une percée virevoltante, passant en revue la moitié de l'équipe madrilène, pour aller planter une nouvelle banderille, sans doute mortelle pour le Real (87e).
Les chiffres de Messi cette saison commencent à devenir indécents : 11 buts en 11 matches de Ligue des champions (et très probablement un nouveau titre de meilleur buteur de la C1, après 2009 et 2010) et 52 buts au total !
« C'est une chance que nous avons » d'avoir un joueur comme lui, reconnaissait son entraîneur, Josep Guardiola, avant de souffler, admiratif : « Il n'a que 23 ans et il est déjà le troisième meilleur marqueur de l'histoire du Barça. C'est énorme. »

« Je n'aime pas jouer comme ça »
Messi a dépassé mercredi soir Josep Samitier pour monter sur le podium des meilleurs buteurs de l'histoire du club catalan, avec 179 buts. Il a désormais dans le viseur le total de Ladislao Kubala (194). Le premier, Cesar Rodriguez, est pour l'instant encore loin (235). Pour l'instant.
La presse catalane se régalait hier matin après la prouesse de Messi. Car Messi a bien réussi une prouesse mercredi : briller, avec deux buts dont un somptueux, dans un match fermé et dur, peu propice aux éclairs de jeu. Messi a prouvé qu'il était grand dans les grands matches.
« Le p... de maître est Messi », titrait en une le quotidien sportif Sport, en référence aux déclarations de Guardiola la veille du match, qui répondait à José Mourinho, « le p... de chef, le p... de maître » de la salle de presse.
« Messi est le p... de maître », renchérissait l'autre sportif catalan, El Mundo
deportivo.
Même la presse madrilène n'avait d'autre choix que de reconnaître la supériorité du « crack » argentin : « Le slalom de Messi (sur le second but) met fin au plan de Mourinho », écrivait Marca.
En face, la star du Real, Cristiano Ronaldo, décisif en Coupe du Roi, n'a rien montré, certes éreinté par le pressing et les tâches défensives imposées par Mourinho.
Ronaldo était amer après le match, qui a consacré Messi roi du « clasico » le plus important de la saison : « Je n'aime pas jouer comme ça, mais je dois m'adapter aux besoins de l'équipe. »
Messi a encore devant lui au moins 90 minutes de jeu en Ligue des champions et cinq journées en Liga (avec un titre qui ne devrait plus échapper au Barça) pour rendre encore plus exceptionnelle une saison qui l'est déjà.
(Source : agences)
L'avant-match et ses tentatives de déstabilisation psychologique, très peu pour lui : Messi a réussi mercredi à survoler une demi-finale très décevante dans le jeu face au Real Madrid pour mettre le Barça sur la voie d'une nouvelle finale en Ligue des champions (2-0).Il fallait voir la tête de José Mourinho au moment du second but de Messi - un nouveau chef-d'œuvre - pour comprendre que le phénomène argentin avait à lui tout seul pratiquement décidé de l'issue de la demi-finale « clasico » entre le Real et le Barça.Messi, double Ballon d'or (2009 et 2010), discret en demi-finales la saison dernière et il y a deux ans, a cette fois débloqué la situation, profitant il est vrai du retour prématuré aux vestiaires de son garde du corps, Pepe (61e).Il a d'abord surgi sur un centre du remuant Afellay (76e) avant de se...
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