Quatorze corps de métier et une fidélité indéfectible à son activité d'origine, la sellerie. Ainsi se définit le luxe chez Hermès, par le binôme héritage et belle ouvrage. Pour sa dernière collection en collaboration avec Jean-Paul Gaultier qui se retire de la création des collections féminines sur laquelle il a veillé tout au long de ces six dernières années, Hermès a plus que jamais mis l'accent sur ses thèmes de prédilection. Le printemps-été 2011 est un hommage appuyé à ces amazones argentines que l'on imagine caracolant tout harnachées à travers la pampa. Sauf qu'il n'y a rien de littéral dans cette ligne inspirée des chevauchées débridées qui n'ont plus grand-chose à voir avec l'équitation au sens classique. Dans ces figures on ne peut plus libres, Jean-Paul Gaultier s'est laissé aller à son amour du corset, montant les pantalons de cuir stretch jusqu'au buste, transformant les ceintures en étriers, comme autant d'objets fétiches, dans un clin d'œil évident au porno chic légèrement SM, inséparable de la panoplie chaîne, cravache et bottes cavalières. Ses gauchos au féminin portent sombreros et combinaisons moulantes. Le cuir qui les enveloppe est souple au point de jouer les plissés façon caryatide. Pour sa première collection chez Hermès, Jean-Paul Gaultier avait secoué les usages en organisant le défilé dans les écuries de l'École militaire. Avec sa collection printemps-été 2011, il referme la boucle en investissant le manège sous des lustres en cristal. Farida, son alter ego et égérie porte-bonheur, a clos le défilé en Zorro ultraglam. Désormais, c'est sous la houlette de Christophe Lemaire qu'Hermès poursuivra sa route. Venu de chez Lacoste, ce jeune créateur a la réputation de posséder un sens aigu de la couleur et de laisser pleinement s'exprimer le caractère de la maison qui l'emploie.
Quatorze corps de métier et une fidélité indéfectible à son activité d'origine, la sellerie. Ainsi se définit le luxe chez Hermès, par le binôme héritage et belle ouvrage. Pour sa dernière collection en collaboration avec Jean-Paul Gaultier qui se retire de la création des collections féminines sur laquelle il a veillé tout au long de ces six dernières années, Hermès a plus que jamais mis l'accent sur ses thèmes de prédilection. Le printemps-été 2011 est un hommage appuyé à ces amazones argentines que l'on imagine caracolant tout harnachées à travers la pampa.Sauf qu'il n'y a rien de littéral dans cette ligne inspirée des chevauchées débridées qui n'ont plus grand-chose à voir avec l'équitation au sens classique. Dans ces figures on ne peut plus libres, Jean-Paul Gaultier s'est laissé aller à son amour...
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