Auteur de deux passes décisives et d’un but face à Angers en demi-finale de Coupe de France, le Brésilien du PSG, Nenê, semble avoir retrouvé toute son efficacité. Une aubaine pour le PSG qui se bat pour une place en C1 et pour gagner la Coupe de France. Damien Meyer/AFP
Sa prestation dans le Maine-et-Loire lui permet de revoir le Stade de France, où il a disputé la dernière finale de Coupe de France, perdue avec Monaco contre le... PSG (1-0 a.p.).
Surtout, son but et ses deux offrandes (à Bodmer et Hoarau), alliant efficacité et altruisme, arrivent au moment où Paris a repris du poil de la bête en championnat et rêve de nouveau au podium.
Ils ont peut-être aussi dissipé les « tiraillements » reconnus par le capitaine Makelele mi-mars au sein d'une équipe alors en manque de confiance et de réalisme offensif.
Des « tiraillements » qui s'étaient vivement exprimés le 13 mars en marge de PSG-Montpellier (2-2). Hoarau avait d'abord fustigé à la mi-temps sur Canal+ un certain individualisme : « Va juste pas falloir commencer à faire son petit numéro chacun parce qu'on déjoue tout de suite. On recadrera certaines petites choses dans le vestiaire. »
Dans le viseur, même s'il n'était pas nommé : Nenê, qui avait agacé ses partenaires en les oubliant souvent. L'intéressé avait ensuite indirectement répondu en lâchant devant la presse à l'issue du match : « Avant, j'étais la solution de l'équipe, et maintenant je suis le problème. »
Les crispations sont-elles effacées ? Dimanche, Hoarau a exprimé des regrets sur la chaîne cryptée : « Je suis fautif, j'ai un peu déclenché les polémiques », tout en assurant qu'il n'avait « aucun problème » avec son partenaire.
Mea culpa téléguidé ou non, toujours est-il que l'entraîneur Antoine Kombouaré avait soutenu Nenê, un « râleur dans le bon sens du terme », et étendu le problème d'efficacité à tous les éléments du secteur offensif.
Contre Lyon dimanche (1-0), il restait des traces de « Nenê-indépendance », lorsque sur une offensive, tous ses coéquipiers anticipaient sa frappe et ne pouvaient récupérer ce qui se révélait finalement un centre...
Hier, le Brésilien s'est cru maudit lorsque son tir a heurté la barre transversale (43e). Ce n'était que partie remise, et il endossait la panoplie de l'attaquant de soutien capable « d'envoyer des "galettes" » (bons ballons), comme l'avait souligné Hoarau dimanche.
Et ce dernier a ostensiblement fêté Nenê.
S'il a perdu son rendement faramineux de la première partie de saison (13 buts en L1 jusqu'à la trêve, aucun depuis), le Brésilien n'en a pas moins délivré des passes décisives (quatre en championnat depuis la trêve, seulement deux auparavant). « Ça fait du bien de marquer, mais mon travail, c'est avant tout de faire des passes », a-t-il rappelé hier.
Rendez-vous dimanche en L1 à Brest. Où on aime les galettes...

