"J'estime que l'on se dirige vers un enlisement inutile et des pertes importantes de vies humaines sans la mise en place rapide d'une convergence d'actions ciblées, entre les frappes aériennes et la désignation des objectifs sur le terrain, grâce à l'envoi de forces spéciales", a déclaré M. Poniatowski dans un communiqué.
A l'origine de l'intervention militaire internationale en Libye, la résolution 1973 des Nations unies, autorisant toutes les mesures nécessaires pour protéger les populations civiles, exclut toute occupation terrestre du pays.
Selon Axel Poniatowski, il est "tout à fait dans l'esprit" de la résolution 1973 "que l'OTAN envoie au sol, non pas des troupes combattantes, mais des forces spéciales dont la seule mission est d'identifier les coordonnées des objectifs".
"Alors que les frappes occidentales ont commencé depuis le 19 mars sur mandat de l'ONU, la situation militaire en Libye présente toutes les caractéristiques d'un enlisement", ajoute le député, membre du parti présidentiel UMP.
"L'usage exclusif de la force aérienne, imposé par la résolution 1973 des Nations unies, montre ses limites face à des cibles mobiles et indiscernables du fait de l'imbrication des forces loyalistes et des forces insurgées. Sans information terrestre, l'aviation de la coalition évolue en aveugle et multiplie les risques de bavures", précise le parlementaire.
"Nous ne pouvons espérer un dénouement rapide du conflit en persistant à imposer un tel handicap aux forces de la coalition et aux insurgés", insiste le député.

