Rechercher
Rechercher

Actualités

Syrie : discours attendu de Assad aujourd'hui, la contestation s'étend

Le président syrien Bachar el-Assad devait s'exprimer samedi alors que son régime est confronté à une extension du mouvement de contestation et à des pressions internationales pour que cesse la répression brutale contre les manifestants.

Le président syrien va présider la première séance du Conseil des ministres samedi et prononcera un discours devant les membres du gouvernement. /

Par ailleurs, l'agence officielle Sana a annoncé samedi qu'un policier avait été tué la veille lors d'une manifestation à Homs, dans le centre du pays.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté vendredi le régime à cesser la répression. "Le gouvernement syrien n'a pas répondu aux exigences légitimes du peuple syrien. Il est temps que le gouvernement syrien cesse de réprimer ses citoyens et commence à satisfaire leurs aspirations", a dit Mme Clinton.
L'ONU a aussi appelé les autorités à "stopper immédiatement" la "répression brutale".
C'est dans ce contexte que le président syrien va "présider la première séance du Conseil des ministres" samedi, a indiqué un responsable sous couvert de l'anonymat. Bachar al-Assad "prononcera un discours devant les membres du gouvernement" et cette intervention sera diffusée à la télévision "dans l'après-midi", a-t-il ajouté.
Le chef de l'État s'était exprimé devant le Parlement le 30 mars, deux semaines après le début du mouvement de contestation sans précédent du régime. Il avait alors dénoncé une "conspiration" contre son pays, mais n'avait rien dit sur la levée de l'état d'urgence en vigueur depuis 1963, une des mesures réclamées par les manifestants.
Un nouveau gouvernement a été formé jeudi en Syrie, avec pour tâche d'entreprendre un programme de réformes. Dirigé par Adel Safar, ancien ministre de l'Agriculture, il doit notamment s'atteler à la levée de la loi d'urgence, ainsi qu'à la libéralisation de la presse et l'instauration du pluralisme politique.
Les opposants exigent la suppression de l'article 8 de la Constitution qui stipule que "le parti Baas est le dirigeant de l'État et de la société". Ils réclament aussi la fin de la corruption qui mine l'administration en Syrie.
Face à la répression et à l'absence de réponse concrètes aux revendications de la rue, les manifestations ont gagné vendredi presque toutes les villes syriennes: de Deraa dans le sud, où a débuté la contestation, au nord du pays à majorité kurde, en passant par Homs dans le centre et les villes côtières de Lattaquié et Banias.
Une manifestation rassemblant quelque 2 000 personnes a même eu lieu à Jobar, une localité proche de Damas. Elle été dispersée par des tirs de gaz lacrymogène pour empêcher les manifestants de pénétrer dans la capitale, selon un militant des droits de l'Homme.
L'ONG Human Rights Watch accuse les services de sécurité syriens d'avoir torturé de nombreux manifestants parmi les centaines arrêtés depuis le début de la contestation il y a un mois. Selon Amnesty International, au moins 200 personnes ont été tuées dans la répression, la plupart par les forces de sécurité ou par des policiers en civil.
De leur côté, les autorités accusent depuis le début des bandes "criminelles" ou "armées" d'être responsables des tirs qui ont tué manifestants et forces de l'ordre.
Jeudi le président Assad avait décidé de "libérer tous les détenus" arrêtés dans le cadre des manifestations, "à l'exception de ceux qui ont commis des actes criminels envers la patrie et les citoyens". Mais de "nombreux militants sont toujours détenus", notamment l'écrivain et journaliste Fayez Sara, a affirmé samedi la Ligue syrienne pour les droits de l'Homme dans un communiqué.
Par ailleurs, l'agence officielle Sana a annoncé samedi qu'un policier avait été tué la veille lors d'une manifestation à Homs, dans le centre du pays.La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté vendredi le régime à cesser la répression. "Le gouvernement syrien n'a pas répondu aux exigences légitimes du peuple syrien. Il est temps que le gouvernement syrien cesse de réprimer ses citoyens et commence à satisfaire leurs aspirations", a dit Mme Clinton.L'ONU a aussi appelé les autorités à "stopper immédiatement" la "répression brutale".C'est dans ce contexte que le président syrien va "présider la première séance du Conseil des ministres" samedi, a indiqué un responsable sous couvert de l'anonymat. Bachar al-Assad "prononcera un discours devant les membres du gouvernement" et cette intervention sera...