"Il est odieux que la Libye utilise ce type de bombes surtout dans des zones résidentielles", a déclaré dans un communiqué Steve Goose, directeur de la section "armes" de l'organisation de défense des droits de l'Homme.
"Ces bombes posent un risque à la population civile, durant les attaques parce qu'elles causent des ravages non ciblés, et par la suite car des charges non explosées restent dispersées" sur le terrain, souligne Human Rights Watch.
D'après l'organisation, au moins trois bombes à sous-munitions ont explosé dans le quartier al-Shawahda de Misrata jeudi soir, à environ un kilomètre de la ligne de démarcation entre les rebelles et les forces kadhafistes. Des sous-munitions auraient même échoué à seulement 300 mètres de l'hôpital local.
"Human Rights Watch a observé au moins trois bombes à fragmentation exploser au-dessus que quartier d'el-Shawahda à Misrata la nuit du 14 avril", a précisé l'ONG.
Le NY Times, photos à l'appui, a indiqué que des bombes à fragmentation de 120 mm fabriquées en Espagne en 2007, un an avant que ce pays signe la convention internationale sur les bombes à sous-munitions, avaient été utilisées jeudi par les forces de Kadhafi lors de combats avec la rébellion libyenne.
"La Libye doit cesser immédiatement d'utiliser ces armes et mettre tout en oeuvre pour que les civils soient protégés par leurs restes meurtriers", a plaidé l'organisation.
Les sous-munitions contenues dans les armes à fragmentation sont susceptibles, quand elles n'ont pas immédiatement explosé, de tuer et de mutiler des civils longtemps après l'emploi des bombes.


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