"Nous souhaitons nous acheminer vers un cessez-le-feu mais à condition que ce soit un vrai cessez-le-feu réellement contrôlé, pas simplement l'arrêt des tirs", a dit M. Juppé lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion du Groupe de contact sur la Libye.
Il a précisé qu'un tel cessez-le-feu devrait, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, comprendre "le retrait des troupes (du colonel Mouammar) Kadhafi des villes qui ont été envahies et le retour de ses forces dans leurs casernes".
Le groupe de contact a convenu de "maintenir une pression militaire forte" sur Kadhafi qui "n'est plus légitime pour exercer le pouvoir", a encore dit M. Juppé.
"(Mais) est-ce que son départ doit être antérieur à l'ouverture du processus de négociations ou concomitant, c'est un point qu'il faudra voir", a-t-il ajouté.
Le Conseil national de Transition (CNT) de la rébellion libyenne a fait du départ du colonel Kadhafi et de ses fils un préalable à tout règlement politique dans le pays.
Pour le Groupe de contact, "Kadhafi, aujourd'hui, doit quitter le pouvoir parce qu'il a perdu toute légitimité pour continuer à l'exercer", a encore dit M. Juppé, ajoutant que "simultanément, nous pensons bien sûr ouvrir la voie à une solution politique" sous la supervision du représentant spécial de l'ONU, Abdel Ilah Khalib.
Le chef de la diplomatie française a exclu d'aider les rebelles libyens à s'armer. Il est envisagé de "les aider à se financer, à se renforcer, mais il n'a pas été question de livaisons d'armes", a-t-il dit.
Il a par ailleurs estimé que "la crédibilité du CNT est ressortie tout à fait renforcée" de sa participation à la réunion du Groupe de contact après en avoir été écarté de la conférence de Londres qui a lancé fin mars ce Groupe.
Au terme de sa réunion à Doha, le Groupe a décidé de mettre en place "un mécanisme financier temporaire" pour aider le CNT, selon son communiqué final.


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