En raison de nouvelles informations sur la situation dans le pays déchiré par un conflit entre les rebelles réclamant le départ de Mouammar Kadhafi et les forces loyales au dirigeant, "l'appel de fonds de 160 millions de dollars pour la Libye a été mis à jour pour passer à un peu plus de 310 millions de dollars", a expliqué aux journalistes une porte-parole d'Ocha, Elisabeth Byrs.
Ces fonds sont destinés à fournir une assistance à plus de 1,5 million de personnes affectées par le conflit, dont plus de 400.000 réfugiés, a précisé Ocha.
Le premier appel, lancé il y a trois semaines, avait été préparé "malgré les difficultés d'accès à la plupart" des régions de la Libye, explique encore l'agence onusienne.
L'accès étant encore restreint et les informations insuffisantes, l'ONU a décidé de mettre à jour le premier appel plutôt que d'en lancer un deuxième comme cela était prévu.
Le premier appel était financé au 1er avril à 70%, soit 113 millions, a encore précisé Mme Byrs.
Les agences onusiennes, qui utilisent ces fonds, commencent toutefois déjà à souffrir d'un manque de financement alors que les réfugiés fuyant quotidiennement la Libye se comptent toujours par milliers.
L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui est chargée des évacuations des réfugiés aux frontières avec la Libye a prévenu que la situation devenait critique.
"A ce jour, nous n'avons plus d'argent pour ces évacuations humanitaires, nous avons des promesses de financement mais qui ne se sont pas matérialisées pour l'instant", a expliqué à Genève un porte-parole, Jean-Philippe Chauzy, soulignant que l'agence pompait actuellement sur ses réserves.
"Il y a une attente extraordinaire notamment en Tunisie", a-t-il poursuivi.
"Nous appelons une fois de plus les pays donateurs à soutenir cet effort qui est important car les gens continuent de traverser tous les jours les frontières avec la Tunisie et la Libye par plusieurs milliers", a-t-il insisté.

