En outre, des centaines de manifestants ont été indisposés par des gaz lacrymogènes et des dizaines blessés par des jets de pierre dans la ville de Hodeida, sur le mer Rouge, selon des sources médicales.
"Quelque 400 manifestants ont souffert de suffocation en inhalant des gaz lacrymogènes, une trentaine ont été blessés par des jets de pierre et 13 ont été touchés par des balles", a affirmé à l'AFP l'une de ces sources.
Les heurts ont débuté dimanche soir lorsque des dizaines de milliers de manifestants ont commencé à marcher sur le palais présidentiel de cette ville de 400.000 habitants, aux cris "A bas le régime", selon des témoins.
Les affrontements se sont prolongés dans la nuit, alors que l'opposition continue d'exiger un départ immédiat du président Saleh, 69 ans, qui lui se dit prêt à quitter le pouvoir à la fin de l'année, après des élections parlementaires.
A Taëz, au sud de Sanaa, théâtre de violences dimanche, l'armée quadrillait lundi la ville, dont les forces de police se sont retirées, selon des manifestants.
Dimanche, 1.650 manifestants ont souffert de suffocation en raison d'un usage massif de gaz lacrymogènes contre des manifestants, selon un nouveau bilan d'un hôpital de campagne proche du lieu de sit-in.
Selon les organisateurs, une trentaine de personnes avaient été interpellées après les heurts pendant lesquels un manifestant a été tué par balle dimanche.
Les autorités ont démenti la mort d'un manifestant à Taëz alors que des témoins ont affirmé qu'il avait été mortellement touché par des tirs de la police alors qu'il déchirait un portrait du président Saleh.

