"Un jeune homme originaire d'Inkhel doit être enterré aujourd'hui. Il a été tué la veille par les forces de sécurité à Sanamein lors d'une manifestation", a déclaré un militant.
Ces deux villages sont proches de Deraa, épicentre de la contestation à 100 km au sud de Damas.
Selon un autre militant des droits de l'Homme, une campagne d'arrestations a eu lieu à l'aube dans la ville. Parmi les personnes interpellées, il a cité l'architecte Khaled al-Hassan, l'avocat Hassan al-Aswad et l'enseignant Issam Mahameed.
Plusieurs milliers de Syriens ont manifesté vendredi en faveur de la liberté et au moins neuf personnes ont été tuées et des dizaines blessées par les forces de l'ordre, selon des militants des droits de l'homme et des témoins.
Outre le jeune homme tué à Sanamein, au moins huit personnes ont été tuées à Douma, à 15 km au nord de Damas, quand des manifestants qui sortaient d'une mosquée ont jeté des pierres sur les policiers qui ont riposté en tirant des balles réelles, selon un témoin joint par téléphone.
Les autorités ont de leur côté accusé "une bande armée" d'avoir tiré à partir des toits sur les manifestants et les forces de l'ordre.
Par ailleurs, la télévision officielle syrienne a affirmé que "des protestataires se badigeonnaient les vêtements de couleur rouge pour faire croire à la presse internationale qu'ils étaient blessées".
Les différentes manifestations de vendredi ont eu lieu à l'appel d'opposants déçus par l'absence d'annonce, par le président Bachar al-Assad, de réforme démocratique majeure, face à la contestation sans précédent lancée le 15 mars contre son régime.


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