La cérémonie s'est déroulée en présence notamment du général Charbel Matar, représentant le directeur général des Forces de sécurité intérieure, du général Salah Gebran, commandant de la gendarmerie, du premier président du Palais de justice de Baabda, le juge Nabil Moussa, du procureur général Claude Karam et du directeur de l'AJEM, le père Hady Aya.
L'aménagement et l'équipement des cellules à l'intérieur des postes de police et des centres disciplinaires visent à maximiser l'espace, et améliorer la ventilation et la luminosité pour assurer des conditions humaines de détention. Ils permettront également la détention au sein du Palais de justice d'un plus grand nombre de prévenus, réduisant ainsi la surpopulation carcérale, d'une part, et l'attente avant la tenue d'un procès, d'autre part, affirme un communiqué de l'Union européenne.
Au cours de la cérémonie, le général Matar a remercié l'AJEM pour sa conception du projet, son suivi et son exécution. Il a également remercié l'Union européenne pour son financement. « La présence de l'ambassadrice Angelina Eichhorst et des ambassadeurs de l'Union européenne témoigne de leur grand intérêt pour l'être humain », a-t-il dit, poursuivant : « Nous espérons que la coopération avec l'Union européenne et les pays européens, ainsi qu'avec les organisations de la société civile, se poursuivra afin de contribuer à l'amélioration des conditions de détention et d'exécuter la totalité du projet d'aménagement des locaux de détention, des centres d'investigation et des chambres disciplinaires. »
L'ambassadrice Angelina Eichhorst a indiqué que « plus de 700 victimes, hommes et femmes, parmi les détenus et prisonniers ont à ce jour bénéficié d'un soutien légal, psychologique et/ou médical ». Affirmant que l'Union européenne restera aux côtés des défenseurs des droits de l'homme, elle a adressé ses remerciements à tous les partenaires dans le projet, notamment l'équipe d'AJEM pour son dévouement et son professionnalisme, et salué les efforts des FSI et de l'institution judiciaire « dont la participation active dans le projet démontre l'attachement à la lutte contre les mauvais traitements ».
De son côté, le père Hady Aya a souligné qu'« à travers les actions menées dans ce projet, l'AJEM cherche à renouer le dialogue entre les responsables de la sécurité des citoyens et les personnes qui, par leurs actes délictuels, ont défié l'ordre général ». Il a observé qu'un « dialogue fondé sur le respect de la dignité humaine éloigne le besoin des acteurs de recourir aux actes violents qui blessent la société ».
Le projet conjoint de l'UE et de l'AJEM contribue, depuis 2009, à soutenir les victimes ou à améliorer les outils à la disposition des FSI pour accomplir leur mission dans le respect des droits de l'homme.


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