"Je crois que Kadhafi fait ce qu'il a à faire: résister à une agression impériale. Que l'on partage ou non ce que fait ou pense Kadhafi, Fidel (Castro) l'a clairement écrit: je ne partage pas tout ce qu'il dit ou fait - on ne peut pas répondre de ce qu'il fait là-bas - mais (...) même si le président d'un pays est le pire des despotes, il n'est pas justifié qu'un groupe de pays le bombarde et commence à tuer des innocents au nom de la paix", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse à l'occasion d'une visite à Montevideo.
"Je suis un tyran pour beaucoup, voire un assassin; mais (le président américain Barack) Obama est prix Nobel de la Paix et c'est lui qui a ordonné le bombardement. L'Irak, l'Afghanistan, cela a été le gouvernement des Etats-Unis, et maintenant la Libye", a ajouté cette bête noire des Etats-Unis, réélu à trois reprises depuis 1998.
Interrogé sur la possibilité d'un exil de Kadhafi au Venezuela, Chavez, chef de file de la gauche radicale latino-américaine, a répondu lui avoir parlé à deux reprises. "Il a dit à plusieurs occasions qu'il ne quitte pas la Libye", a-t-il relevé.
Les deux hommes se sont fortement rapprochés ces dernières années, sur fond de lutte contre "l'impérialisme américain".
Le président uruguayen José Mujica, un ancien guérillero, a pour sa part défendu "l'autodétermination des peuples"; pour les Uruguayens, "c'est une question de principes" de "ne pas reconnaître le droit d'un pays à intervenir dans un autre", a-t-il dit.
Chavez a été reçu mercredi par Mujica à Montevideo. Leurs pays doivent signer plusieurs accords énergétiques au cours de cette visite.


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