Commentant la ligne de conduite du patriarche Sfeir au cours de ces dernières années, M. Geagea a notamment déclaré : « À une époque où le pays manquait d'hommes faisant preuve de courage et attachés aux libertés, le patriarche Sfeir a tenu bon ; il adoptait des positions en toute liberté et il s'exprimait au nom de tous les citoyens, qu'ils soient chrétiens ou musulmans, résidents ou émigrés, a déclaré M. Geagea. Il faisait preuve de courage et de clarté dans ses prises de position, et il ne tenait nullement compte de l'existence de blindés ou de services de renseignements, ou de la présence de la tutelle (syrienne). »
Et le leader des FL d'ajouter : « Nous lui rendons hommage car il a été réellement le patriarche de la fin de la tutelle sur le Liban. C'est avec lui que la lutte a commencé et de nombreux Libanais s'y sont joints par la suite. Certains sont tombés en martyrs dans le cadre de cette lutte, à commencer par le président Rafic Hariri et en passant par tous les martyrs de la révolution du Cèdre. Ce qu'il a entamé en l'an 2000 (à l'occasion du premier appel de Bkerké, en septembre 2000) a abouti (au retrait syrien) en 2005 et se poursuit jusqu'à présent. Le patriarche Sfeir a été le patriarche de la fin de la guerre au Liban. Il a été un recours précieux pour toutes les personnes opprimées, plus particulièrement entre 1990 et 2005. Il a été le summum de l'abnégation. Nous pouvons être favorables à lui ou contre lui, mais on ne peut que lui rendre justice, et même ses adversaires lui ont rendu visite pour exprimer leur solidarité après sa démission. »
Par ailleurs, M. Geagea a rendu hommage au patriarche Raï, le qualifiant de « patriarche de l'espoir et de l'avenir ».


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