Une trentaine de membres des "jeunes du 24 mars", un groupe de différentes tendances, y compris des islamistes, ont été légèrement blessés dans l'attaque et trois d'entre eux ont été hospitalisés, selon les organisateurs.
Des centaines de jeunes s'étaient rassemblés jeudi sur la place "Jamal Abdel Nasser" où ils avaient dressé un campement pour appeler le régime jordanien à des "réformes" et au "jugement" des dirigeants corrompus.
A la tombée de la nuit, la police a tenté de les disperser, puis a coupé le courant électrique, ce qui a permis à une cinquantaine de partisans du pouvoir, de les attaquer en lançant des pierres. La police n'est pas intervenue, selon des témoins.
Tôt vendredi, des dizaines de loyalistes se sont installés de nouveau à quelques mètres du campement des jeunes. Au son d'une musique assourdissante de chansons patriotiques et à la gloire du roi Abdallah II, ils dansaient au milieu de l'avenue. Aucune présence policière n'était visible.
"Ils font tout pour nous pousser à partir. Hier (jeudi) ils nous ont attaqués avec des pierres, mais nous ne bougerons pas quoi qu'il arrive", a déclaré à l'AFP Saddam Basraoui, étudiant de 21 ans.
"Notre rassemblement est pacifique mais cela ne nous a pas empêché d'être la cible d'attaques. Le roi accepte-t-il de telles actions? Nous sommes des citoyens et nous avons le droit de nous exprimer", a pour sa part affirmé Reda Darwiche, également étudiant.
Une autre manifestation est prévue vendredi à l'appel des islamistes pour réclamer des réformes.
En Jordanie, où des manifestations se poursuivent depuis trois mois, l'oppposition islamiste ainsi que les mouvements de gauche et nationalistes, n'ont pas appelé à un changement de régime, mais à de profondes réformes politiques et à la fin de la corruption.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir