"Cet entretien a tout d'abord été l'occasion pour le ministre d'État de faire part à son homologue de sa solidarité avec le peuple israélien au lendemain de l'attentat terroriste qui a frappé Jérusalem" et a fait un mort et 30 blessés, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.
Le ministre français "a souligné que la sécurité d'Israël n'était pas négociable", a-t-il précisé.
"Nous sommes solidaires du peuple israélien dans son combat pour sa sécurité et son intégrité territoriale", avait relevé auparavant Alain Juppé devant des journalistes.
"Mais je lui dirai aussi que le statu quo au Proche-Orient n'est pas tenable, compte tenu de ce qui se passe dans la région, en Egypte et ailleurs. Il faut faire évoluer les choses et mettre en oeuvre ce que le Quartette a proposé. Aujourd'hui, le moment est venu de reprendre l'initiative, y compris pour Israël", avait-il ajouté.
Au cours de l'entretien, "Alain Juppé a souligné que les évolutions en cours dans la région créent un espoir et une opportunité à saisir pour progresser vers une solution au conflit israélo-palestinien", a précisé le porte-parole.
Au sein de l'Union européenne, "nous sommes décidés à accentuer la pression pour qu'un processus de dialogue reprenne et que l'engagement qui a été pris qu'en 2011 un Etat palestinien voie le jour soit tenu", a précisé M. Juppé aux journalistes.
M. Juppé recevait M. Lieberman quelques jours après avoir prudemment évoqué l'hypothèse d'une reconnaissance de l'Etat palestinien par l'Union européenne, même en l'absence d'accord de paix.
De son côté, Avigdor Lieberman avait affirmé mercredi qu'il espérait obtenir lors de sa visite le soutien de la France pour les opérations militaires menées par Israël dans la bande de Gaza.
"Alain Juppé a rappelé que nous avions condamné avec fermeté la récente multiplication des tirs de roquettes et d'obus contre des cibles civiles dans le Sud d'Israël, ainsi que les conséquences de l'opération militaire israélienne qui a entraîné la mort de quatre civils palestiniens mardi 22 mars", a dit Bernard Valero.
"Il a insisté sur la nécessité d'éviter toute escalade de la violence, dont l'histoire récente a montré qu'elle pouvait avoir des conséquences désastreuses", a-t-il ajouté.


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