M. Gates, qui arrive de Moscou, doit rencontrer le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées égyptiennes à qui le président Hosni Moubarak a remis ses pouvoir en démissionnant le mois dernier.
Le responsable américain doit également rencontrer le Premier ministre égyptien Essam Charaf, lors de cette visite dans la capitale égyptienne qui ne figurait pas à son programme initial.
Le secrétaire à la Défense est "très encouragé" par le fait que l'Egypte "se dirige d'elle-même vers la démocratie et un gouvernement civil" après la chute de M. Moubarak, a déclaré son porte-parole, Geoff Morrell, aux journalistes qui l'accompagnent.
L'armée égyptienne a promis d'organiser dans les prochains mois des élections législatives et présidentielle libres dans le but de revenir à un gouvernement civil.
Un référendum sur des amendements constitutionnels qui s'est déroulé le 19 mars dernier a recueilli 77% de votes favorables, traduisant un fort soutien aux projets de transition politique portés par les militaires.
M. Gates doit également informer ses interlocuteurs des derniers développements sur la situation militaire en Libye et écouter le point de vue égyptien sur le sujet, ont déclaré des membres de sa délégation sous couvert de l'anonymat.
Le secrétaire à la Défense a déclaré mardi à Moscou que "les importantes frappes militaires en cours (en Libye, NDLR) devraient diminuer d'intensité dans les prochains jours".
Le Caire est resté publiquement très discret sur ce conflit à sa frontière, en raison notamment de la situation délicate des quelque 1,5 millions d'Egyptiens travaillant en Libye, dont plus de 200.000 sont déjà revenus en Egypte.
M. Gates souhaite également confirmer l'importance des liens anciens entre l'Egypte et les Etats-Unis sur le plan militaire et aborder les crises qui touchent d'autres pays du Moyen-Orient.

