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Sport

Michel Platini réélu à la présidence de l’UEFA

Michel Platini a été réélu hier à l'unanimité à la présidence de l'UEFA et fait de la réforme du calendrier international et de la lutte contre la corruption les grands axes de son second mandat.

Candidat unique à la présidence de l’UEFA, Michel Platini a été réélu hier pour briguer un nouveau mandat de quatre ans par l’ensemble des membres réuni hier à Paris lors du 35e congrès. Patrick Kovarik/AFP

L'ancien capitaine de l'équipe de France, qui était seul candidat à sa succession, a été réélu par acclamation des délégués des 53 fédérations composant l'instance européenne, sans passer par un vote.
Élu seulement de quatre voix il y a quatre ans, Michel Platini a eu droit cette fois à une ovation debout de la part des délégués du 35e congrès de l'UEFA, réuni à Paris.
Au cours de son premier mandat, il est notamment parvenu à limiter le rôle des grands clubs européens en obtenant la suppression de leur directoire, le G-14, et a lancé un projet de bonne conduite budgétaire, le Fair-Play financier.
Le président de l'UEFA s'est fixé pour objectif de lutter contre la corruption, notamment contre les paris clandestins.
« Nous avons besoin du monde politique et judiciaire pour établir des preuves », a-t-il dit lors d'une conférence de presse, en estimant que le problème de la corruption n'était « pas aussi important qu'on le dit ».
« Je fais aussi appel aux joueurs pour qu'ils réagissent lorsqu'ils sont témoins ou victimes d'une tentative de corruption », a-t-il ajouté, affirmant qu'il imposerait dans ce domaine « la tolérance zéro ».

Partager le calendrier
Prié de dire ce qui constituait à ses yeux le dossier majeur de ses quatre prochaines années à la tête de l'UEFA, Michel Platini a répondu : « Le calendrier. »
« C'est la base de tout. il va falloir le partager », a-t-il dit en estimant qu'il fallait donner davantage de place aux équipes nationales. La Ligue des champions, une création de l'UEFA, est devenue selon lui « un monstre, un gentil monstre ».
« J'ai été choqué d'entendre certains joueurs dire qu'une victoire en Ligue des champions comptait plus pour eux qu'une victoire en Coupe du monde », a-t-il ajouté.
« Le calendrier actuel court jusqu'en 2014. Nous proposerons à la FIFA un nouveau calendrier de 2014 à 2018 », a dit Platini, en soulignant que le dernier mot dans ce domaine appartenait à la fédération internationale.
Michel Platini s'est refusé à ce sujet à prendre parti pour l'un des deux candidats en lice pour la présidence de la FIFA, le président sortant Sepp Blatter, et le président de la confédération asiatique, le Qatari Mohammad ben Hamman.
On prête au président de l'UEFA, qui est pour l'instant vice-président de la fédération internationale, l'intention de briguer la tête de la FIFA dans quatre ans.
Sepp Blatter, présent à Paris, a annoncé mardi qu'il se retirerait de la présidence de la FIFA en 2015 s'il obtenait en juin un nouveau mandat à la tête de la fédération internationale. Il aura 79 ans en 2015.
Michel Platini a souligné l'importance à ses yeux du Fair-Play financier, qui obligera à partir de juin prochain tous les clubs européens à davantage de rigueur budgétaire, notamment en instaurant une forme de plafonnement des salaires.
« Permettez-moi de rappeler un seul chiffre : les clubs européens ont accumulé ensemble une perte nette de 1,2 milliard d'euros pour la seule année 2009 », a-t-il dit devant les congressistes, avant de réaffirmer sa détermination à mettre ce projet en œuvre dès le mois de juin.
« C'est important pour le foot. Nous y arriverons », a-t-il dit.
L'ancien capitaine de l'équipe de France, qui était seul candidat à sa succession, a été réélu par acclamation des délégués des 53 fédérations composant l'instance européenne, sans passer par un vote.Élu seulement de quatre voix il y a quatre ans, Michel Platini a eu droit cette fois à une ovation debout de la part des délégués du 35e congrès de l'UEFA, réuni à Paris.Au cours de son premier mandat, il est notamment parvenu à limiter le rôle des grands clubs européens en obtenant la suppression de leur directoire, le G-14, et a lancé un projet de bonne conduite budgétaire, le Fair-Play financier.Le président de l'UEFA s'est fixé pour objectif de lutter contre la corruption, notamment contre les paris clandestins.« Nous avons besoin du monde politique et judiciaire pour établir des preuves », a-t-il dit...
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