"Nous ne conduisons pas une guerre contre la Libye, mais une opération de protection des populations civiles, une opération de recours légitime à la force", a déclaré M. Fillon lors d'une déclaration au nom du gouvernement.
"Il s’agit de protéger la population libyenne, tout en excluant explicitement l’envoi d’une force d’occupation au sol", a-t-il ajouté, alors que des critiques sont apparues contre l'opération lancée samedi dernier par la coalition, sur la base de la résolution 1793 du Conseil de sécurité de l'ONU.
Le chef du gouvernement a souligné quel était le but exact de la France et de ses alliés en Libye, qui fait l'objet de divergences d'interprétations.
"En privant le régime de Kadhafi de sa supériorité militaire, nous voulons offrir au peuple libyen la possibilité de reprendre courage, de définir une stratégie politique et de décider de son avenir", a-t-il expliqué, clamant qu'il ne revenait pas de se "substituer à lui!".
"Même si nous appelons au départ de Kadhafi, c’est au peuple libyen et à lui seul qu’il revient de décider de son destin et de ses futurs dirigeants", a poursuivi François Fillon.
Au nom de la France, M. Fillon a tenu à "rendre hommage à l’action du Conseil national de transition libyen", en place à Benghazi (est de la Libye), et noté que Paris l'avait reconnu comme son "interlocuteur politique" et était "en relation constante" avec lui.
Par ailleurs, le Premier ministre a indiqué que les reconnaissances de l'armée de l'air française ont commencé "dès le 4 mars" au-dessus de la Libye, soit quinze jours avant le début de l'offensive alliée.


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