La circulation était fluide dans le centre de la capitale de cet archipel du Golfe, qui abrite le commandement de la Ve flotte américaine, et de nombreux commerces étaient encore fermés, selon un journaliste de l'AFP.
"C'est plus calme que d'habitude", a assuré dimanche à l'AFP une serveuse dans un café d'un centre commercial luxueux du World Trade Center de Bahreïn, en montrant ses deux seuls clients à l'heure du déjeuner.
"La plupart des bureaux sont encore fermés", a-t-elle ajouté, en notant que les restaurants étaient en général remplis à cette heure de la journée.
Le parking du World Trade Center était à moitié plein dimanche et des véhicules militaires montaient la garde à l'entrée du district financier, qui avait dû arrêter ses activités la semaine dernière, face à la tension croissante.
Pendant plus d'un mois, des manifestations quotidiennes ont exigé que le roi Hamad ben Issa al-Khalifa accepte la mise en place d'une véritable monarchie constitutionnelle, avec un gouvernement désigné par un Parlement plutôt que par le souverain.
La semaine dernière, l'Arabie saoudite, le puissant voisin du petit archipel, a dépêché un millier de soldats pour soutenir le régime, et la police bahreïnie a chassé cette semaine les protestataires qui campaient dans le centre de Manama.
Ces violences ont fait au moins cinq tués parmi les manifestants, et coûté la vie à quatre policiers. La monarchie a décrété l'état d'urgence, arrêté des figures de l'opposition et détruit un monument de 60 mètres de haut devenu le point de ralliement des manifestants, sur la place de la Perle.

