"Nous avons demandé que la base de coordination soit déplacée de Stuttgart à Capodichino. Nous jouons un rôle fondamental, sans l'Italie cette opération ne pourrait pas se faire", a-t-il dit au quotidien Il Messaggero paru samedi.
Capodichino abrite l'aéroport de Naples.
L'Italie ne veut lancer "aucune guerre" contre la Libye mais seulement "faire respecter une résolution de l'ONU qui demande au (dirigeant libyen Mouammar) Kadhafi de cesser le feu, de mettre fin aux bombardements aériens et de respecter l'embargo", a-t-il ajouté.
La résolution 1973 du Conseil de sécurité adoptée jeudi exige un cessez-le-feu immédiat et l'arrêt de toutes les opérations offensives. Elle interdit également les vols au-dessus de la Libye.
En cas de violation de cette résolution votée par 10 des 15 membres du Conseil de sécurité, la communauté internationale est autorisée à user de "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils, ouvrant la porte à de possibles frappes aériennes.
La France, la Grande-Bretagne, le Canada, le Qatar et d'autres pays européens ont fait savoir qu'ils étaient disposés à participer à l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne, voire à des frappes aériennes.
M. Frattini avait déjà indiqué vendredi que l'Italie était prête à "mettre à disposition ses bases".
Rome a proposé l'utilisation de sept bases aériennes notamment en Sicile, dans les Pouilles (sud du pays), en Sardaigne et en Vénétie (nord-est). "La mission ne pourrait pas se faire sans les bases italiennes, en tout cas pas de façon aussi efficace", avait souligné M. Frattini.
La Libye est une ancienne colonie italienne et Silvio Berlusconi était jusqu'au début de l'insurrection l'un des plus grands alliés du colonel Mouammar Kadhafi en Europe.
Le traité d'amitié et de coopération économique bilatéral signé en 2008, qui a permis à l'Italie de devenir le premier partenaire commercial de la Libye, interdit l'utilisation du territoire italien pour toute opération militaire en Libye.
Mais M. Frattini a affirmé ces dernières semaines que le traité était "de facto" suspendu depuis l'insurrection qui a débuté à la mi-février en Libye.


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