"La résolution 1973 de l'ONU constitue un pas en avant (...), elle envoie un message fort et un avertissement clair: il faut un cessez-le-feu immédiat", a déclaré le ministre grec des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, à l'issue d'une rencontre sur ce sujet avec le ministre de la Défense Evanguelos Venizelos.
Peu après, le ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa, a annoncé à Tripoli que la Libye avait "décidé d'observer immédiatement un cessez-le-feu et de mettre fin à toutes les opérations militaires", en application de la résolution du Conseil de sécurité.
"La Grèce est prête à aider, en coopération avec ses partenaires (européens) et ses alliés (de l'Otan), pour faire respecter la légitimité internationale", a déclaré M. Droutsas, cité dans un communiqué.
Pour la Grèce, "l'objectif est de trouver une solution à la crise en Libye et de rétablir la stabilité et la transition vers la démocratie", a poursuivi le ministre.
Dans un entretien accordé à la radio publique grecque Net, le porte-parole du ministère, Grigoris Delavekouras, a indiqué que la Grèce n'avait pas encore décidé sous quelle forme son aide était envisagée.
"C'est un peu tôt pour parler de quelque chose de concret. On attend la réunion de l'Otan (...), je ne peux pas anticiper le résultat de cette réunion (...), il faut aussi voir la position de nos alliés", a indiqué M. Delavekouras.
L'Otan devait débattre vendredi de son rôle dans les opérations en Libye après le vote de l'ONU autorisant une action militaire dans ce pays, a indiqué la porte-parole de l'alliance.
Le conseil grec des Affaires étrangères, organe gouvernemental sur la stratégie en matière de politique étrangère, présidé par le Premier ministre Georges Papandréou, devait se réunir vendredi en fin d'après-midi pour examiner entre autres la question de la Libye, selon un communiqué du ministère.

