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Liban - Exécutif

Gouvernement : les contacts se poursuivent, pour ne rien changer...

Les pôles du 14 Mars appellent Mikati à privilégier le gouvernement de technocrates.
Même si l'espoir de voir un gouvernement naître dans les prochains jours est loin d'être de mise, les tractations continuent d'aller bon train : le Premier ministre désigné a ainsi reçu hier pendant deux heures le ministre sortant de l'Énergie Gebran Bassil, ainsi que les conseillers politiques de Nabih Berry et de Hassan Nasrallah, le député Ali Hassan Khalil et Hussein Khalil. Dans ce cadre, des sources parlementaires du 8 Mars ont indiqué au site électronique www.lebanon.com que les rencontres allaient se multiplier dans les jours qui viennent et « à haut niveau afin d'accélérer le processus de formation ». Ces sources ont relevé que le PM désigné répète à qui veut l'entendre que sa formule est « pratiquement prête » et qu'elle n'a besoin que de « quelques dernières retouches ». Enfin, elles assurent que « si les intentions sont bonnes, le gouvernement verra le jour très bientôt ».
En attendant, les prises de position se poursuivent.
Député FL du Batroun, Antoine Zahra a imputé le retard dans la formation du cabinet aux développements arabes et la conviction acquise que « le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) évolue dans le bon sens », ce qui aurait poussé « les vrais décideurs, la Syrie et le Hezbollah, à temporiser avant d'opter pour une confrontation directe avec la communauté internationale, le TSL et la volonté du peuple libanais ». Interrogé aussi sur les réactions du 8 Mars au grand rassemblement dominical du 13 mars, Antoine Zahra a relevé que si la nouvelle majorité « reconnaissait l'existence de l'autre, il n'y aurait pas eu de problèmes de communication ». « Le principal hic est que le 8 Mars prétend avoir des droits, prétend représenter une majorité populaire et aujourd'hui, une majorité parlementaire, a souligné M. Zahra. Seules les parties qui ne veulent pas voir la réalité en face occultent l'ampleur du rassemblement populaire de la révolution du Cèdre II. De l'aveu d'observateurs impartiaux, ce rassemblement était le plus massif après celui de 2005 ; c'était la première fois que la société civile retrouvait son enthousiasme et sa confiance. Ce que le 8 Mars qualifie de slogans creux ne sont rien d'autre que des revendications légitimes du peuple libanais », a déclaré Antoine Zahra dans une interview à notre confrère Magazine. Et en réponse à Nagib Mikati qui avait jugé que Rafic Hariri n'aurait pas accepté que soient proférés près de son caveau des propos susceptibles d'attiser la discorde, Antoine Zahra a rappelé que tous les discours de dimanche dernier étaient une « invitation sincère à édifier un État pour tous ses fils et à construire un vrai partenariat national ».
Le ministre sortant de l'Environnement, Mohammad Rahhal, a pour sa part affirmé que tout ce qui se dit à propos « des obstacles à l'intérieur du camp du 8 Mars est une grande plaisanterie mise en scène par l'Iran et la Syrie. La décision politique ne revient pas aux pôles du 8 Mars en raison de la diversité de leurs liens avec l'étranger ». S'exprimant au micro de la VDL-Dbayé, le ministre Rahhal a assuré que le 14 Mars s'opposera « par tous les moyens démocratiques » à la future déclaration ministérielle si celle-ci n'annonce pas clairement son rejet des armes illégales et son soutien au TSL.
Député haririen de Beyrouth, Ammar Houry a commenté les propos de Nagib Mikati, qui avait relevé la « nécessité » de former un gouvernement équilibré « sans vainqueur ni vaincu », estimant que cela reflète « aussi bien la réalité que les obstacles » qui entravent la formation du nouveau cabinet. Il a ainsi conseillé au PM désigné de privilégier l'option technocrate « pour échapper à la gloutonnerie ministérielle » du 8 Mars.
Le député Khaled Zahramane a également réagi aux propos de Nagib Mikati, indiquant que ce dernier « juge qu'il est impossible de former un gouvernement monochrome, uniquement 8 Mars ».
Pour le député de la Jamaa islamiya Imad Hout, la formation du nouveau cabinet est « devenue une nécessité pour le 8 Mars, surtout après le rassemblement du 13 mars et surtout qu'il semblerait que l'acte d'accusation du TSL ne sera pas rendu public de sitôt ». Il a dans tous les cas condamné à l'échec tout cabinet monochrome, « qui augmenterait les divisions internes », appelant lui aussi Nagib Mikati à former un gouvernement de technocrates.
Du côté du 8 Mars, le député CPL Sélim Salhab a précisé que le PM désigné n'a toujours rien proposé au chef du CPL, Michel Aoun, indiquant que les contacts « se poursuivent à plus d'un niveau afin de couronner les concertations actuelles par une rencontre entre les deux hommes ». Il a également démenti toute obstruction de la part du CPL, qualifiant de « position de principe » les propos de Nagib Mikati selon lequel le tiers de blocage n'est pas stipulé dans la Constitution.
Quant au député Alain Aoun, il a déclaré que les contacts n'étaient toujours pas suffisants pour déboucher, en l'état actuel des choses, sur la formation d'un nouveau cabinet, précisant qu'aucun nouveau développement n'a été enregistré au cours des 24 dernières heures sur l'axe Verdun-Rabieh et que le problème du ministère de l'Intérieur « n'a pas encore été tranché ». Son colistier Hekmat Dib a pour sa part déclaré que « rien n'empêche » qu'une part soit accordée, dans le nouveau gouvernement, au chef de l'État, estimant que rien désormais n'est censé retarder la naissance du cabinet Mikati et affirmant en outre que « la Syrie n'intervient pas » dans la formation du gouvernement.
Enfin, et en réaction aux propos du chef du CPL Michel Aoun qui avait estimé que Rafic Hariri est « un disparu, pas un martyr », le député de Zahlé Okab Sakr, interrogé par www.nowlebanon.com, a déclaré que le qualificatif de « disparu vivant s'applique désormais parfaitement » à Michel Aoun : « Il est le disparu du CPL, le disparu de ses principes fondateurs, le disparu de la scène nationale dans son ensemble. »
Même si l'espoir de voir un gouvernement naître dans les prochains jours est loin d'être de mise, les tractations continuent d'aller bon train : le Premier ministre désigné a ainsi reçu hier pendant deux heures le ministre sortant de l'Énergie Gebran Bassil, ainsi que les conseillers politiques de Nabih Berry et de Hassan Nasrallah, le député Ali Hassan Khalil et Hussein Khalil. Dans ce cadre, des sources parlementaires du 8 Mars ont indiqué au site électronique www.lebanon.com que les rencontres allaient se multiplier dans les jours qui viennent et « à haut niveau afin d'accélérer le processus de formation ». Ces sources ont relevé que le PM désigné répète à qui veut l'entendre que sa formule est « pratiquement prête » et qu'elle n'a besoin que de « quelques dernières retouches ». Enfin, elles assurent...
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