"Ces armes létales viennent d'Iran. Elles ont été expédiées via la Syrie et étaient en route pour des groupes terroristes à Gaza", a affirmé M. Netanyahu lors d'une inspection de la cargaison dans le port d'Ashdod (sud d'Israël).
"Voilà l'axe de la terreur auquel nous sommes confrontés et que nous finirons par briser", a-t-il ajouté.
L'Iran a démenti avoir envoyé des armes à Gaza. "Le régime sioniste est basé sur le mensonge et nous démentons toutes ces informations", a déclaré le général Attaollah Salehi, commandant en chef de l'armée.
Israël a en outre appelé la communauté internationale à imposer des sanctions "très dures" contre la Syrie.
"La Syrie a violé dans cette affaire plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'interdiction de la fourniture d'armes au Hamas et les relations commerciales et militaires avec l'Iran", a dit à la radio publique le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon.
"C'est pourquoi nous appelons la communauté internationale à imposer des sanctions très dures contre la Syrie", a-t-il ajouté.
Mardi, un commando de la marine israélienne a intercepté en Méditerranée en dehors des eaux territoriales israéliennes le "Victoria", un cargo transportant 50 tonnes d'armes destinées, selon l'armée, à des "organisations terroristes à Gaza".
Ce bateau battant pavillon libérien est passé par le port syrien de Lattaquié, où apparemment les armes ont été chargées à bord, selon un porte-parole militaire.
Parmi l'armement saisi, découvert dans trois conteneurs de coton et de lentilles, l'armée a présenté des munitions et des obus de mortier et surtout six missiles anti-navires de fabrication chinoise C704 et un système de guidage radar.
Ces missiles sol-mer sont d'une portée de 35 km, et donc aptes à menacer les patrouilleurs israéliens au large de Gaza, ainsi que les plateformes gazières offshore israéliennes.
Des experts militaires cités par les médias israéliens considèrent que ces armes, dont le Hamas ne disposait apparemment pas, sont susceptibles "de bouleverser l'équilibre stratégique" dans la région.
"L'armement aurait renforcé l'infrastructure terroriste en mer et à terre et menacé directement la marine israélienne et des navires civils au port d'Ashdod", a estimé l'armée dans un communiqué.
Le ministre israélien en charge de la Défense passive, Matan Vilnaï, a affirmé à la radio que "le front maritime est devenu le front principal face à l'Iran".
Un autre haut responsable de la Défense, Amor Gilad, a accusé Damas et Téhéran d'avoir "créé des entités terroristes" à Gaza et au Liban "qui menacent Israël et tout le Proche-Orient".
Israël, qui accuse régulièrement la Syrie et l'Iran de fournir des armes au Hezbollah libanais et au Hamas, a procédé à plusieurs reprises dans le passé à des interceptions de bateaux transportant des armes en pleine mer.

