Ces décisions ont été prises et rendues publiques par le Conseil des Affaires d'Etat (gouvernement), qui s'est réuni mercredi dans un contexte d'inquiétudes croissantes en Chine face à l'aggravation de la situation à la centrale de Fukushima.
Les mesures prévoient "une inspection immédiate et complète de la sécurité des infrastructures nucléaires en Chine", un "renforcement de l'encadrement chargé de la sécurité", une "suspension temporaire d'approbation des projets nucléaires" et "un examen exhaustif des centrales nucléaires en construction", selon le communiqué du Conseil.
"La sécurité est la priorité numéro un", a insisté le Conseil présidé par le Premier ministre Wen Jiabao.
Pékin a toutefois assuré que le nucléaire continuerait à jouer un rôle essentiel pour répondre aux besoins énergétiques du pays.
Samedi, le vice-ministre de la protection de l'environnement, Zhang Lijun, a promis que des "leçons" seraient tirées de la crise nucléaire au Japon.
"Mais la Chine ne modifiera pas sa détermination et ses projets de développement de l'énergie nucléaire", a-t-il ajouté.
La Chine, premier consommateur mondial d'énergie et qui cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis du charbon, possède actuellement treize réacteurs nucléaires en exploitation.
Pékin a donné son feu vert à la réalisation de 34 autres, dont 26 sont déjà en construction, soit environ 40% des centrales en chantier dans le monde.
La Chine a accéléré ses investissements dans l'atome et veut désormais disposer d'une capacité de 70 à 80 gigawatts d'ici à 2020, selon de récents rapports de presse. Le précédent objectif avait été fixé à 40 gigawatts.

