M. Lavrov, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères du G8, a rappelé qu'avant de prendre une décision, la Russie s'appuyerait sur les propositions des pays arabes de la région.
"Nous savons que la Ligue arabe a fait cette déclaration" samedi dans laquelle elle a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à autoriser la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne en Libye, a dit le ministre russe.
"Nous attendons que la Ligue arabe détaille et concrétise sa proposition car dans la même déclaration, elle dit qu'elle est contre toute ingérence étrangère et à plus forte raison militaire", a-t-il poursuivi. "Nous souhaitons obtenir plus d'informations concrètes sur la manière dont les pays arabes entendent agir", a-t-il conclu.
Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est divisé lundi autour de l'idée franco-britannique de zone d'exclusion aérienne en Libye, la Russie estimant que des "questions fondamentales" restaient à régler avant de mettre en oeuvre cette proposition.
Les pays arabes et certains pays européens soutiennent l'instauration d'une telle zone afin d'empêcher les forces fidèles à Mouammar Kadhafi d'accroître leur pression sur les rebelles qui ont pris le contrôle de l'est du pays.
Mais la Chine et la Russie sont traditionnellement hostiles à tout empiètement de la souveraineté des Etats et les discussions risquent de durer plusieurs jours. Les Etats-Unis comme l'Allemagne semblent réservés.
La Russie a soutenu fin février les sanctions imposées par le Conseil de sécurité au régime du dirigeant libyen, tout en s'opposant à une ingérence dans ce pays.


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