La France, promotrice de l'idée aux côtés de la Grande-Bretagne, espérait pourtant que la demande en ce sens de la Ligue arabe "changerait la donne", comme le déclarait Gérard Araud, représentant permanent auprès des Nations unies, avant la réunion à huis clos.
A l'issue des discussions, le diplomate français a toutefois assuré qu'il n'avait pas perdu espoir. "C'est encore possible. Il n'y a pas eu de rejet total. Il y a des inquiétudes, des questions, mais je pense que nous avançons", a-t-il déclaré, invitant le Conseil à agir au plus vite face à la contre-offensive des forces fidèles à Mouammar Kadhafi.
Son homologue russe a quant à lui jugé que le Conseil n'était pas encore en mesure de procéder à un vote sur le sujet.
"Des questions fondamentales doivent être réglées, pas seulement sur ce que nous devons faire, mais comment nous devons le faire. S'il y a une zone d'exclusion, qui la mettra en oeuvre ? (...) Il est très difficile de prendre une décision responsable", a expliqué Vitali Tchourkine à la presse, assurant toutefois que la Russie n'avait pas rejeté cette possibilité.
Favorable à un durcissement des sanctions infligées à Mouammar Kadhafi et à ses proches, l'ambassadeur allemand Peter Wittig s'est dit plus sceptique au sujet de la zone d'exclusion.
"Nous avons soulevé des questions est certaines restent sans réponse", a-t-il fait valoir lui aussi.
La délégation américaine ne s'est pas exprimée après la réunion du Conseil. Le Pentagone avait auparavant fait savoir qu'aucune décision n'avait été prise à Washington.


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