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Des manifestants arrêtés en Irak risquent la torture (Amnesty)

L'organisation Amnesty International s'inquiète jeudi du sort de dix personnes arrêtées après une manifestation à Bagdad, craignant qu'ils ne soient torturés comme affirment l'avoir été d'autres manifestants arrêtés en février en Irak.
Dans un communiqué, l'organisation de défense des droits de l'Homme précise que les dix sont "portés disparus" depuis qu'ils ont été arrêtés dans le quartier d'al-Batawin, près de la place Tahrir.
Mais un responsable du ministère de l'Intérieur contacté par l'AFP a de son côté affirmé que les manifestants arrêtés lundi avaient été libérés le jour même.
Lundi, un an jour pour jour après les législatives, un demi-millier de personnes ont manifesté pour rappeler les promesses non tenues selon eux par la classe politique et exprimer leurs remords d'avoir participé au scrutin.
Amnesty dit craindre que les dix "risquent d'être torturés, après que d'autres manifestants eurent soutenu après leur libération avoir été torturés en détention", peut-on lire dans le communiqué.
"Nous craignons que le risque de torture soit réel pour ceux arrêtés lundi, notamment parce que le lieu de leur détention n'a pas été dévoilé", a déclaré Malcolm Smart, un responsable d'Amnesty, dénonçant les arrestations et la torture comme un moyen utilisé par le gouvernement irakien pour "réprimer les manifestations".
Ce rassemblement, qui s'est déroulé lundi dans le calme au pied de la "Liberté", un bas relief monumental érigé en 1961, s'inscrit dans un mouvement de contestation plus général en Irak inspiré des révoltes populaires dans le monde arabe.
La plus importante journée de mobilisation en Irak a eu lieu le 25 février, avec des manifestations dans au moins 17 villes.
Le lendemain, quatre journalistes arrêtés à Bagdad ont affirmé lors d'une conférence de presse avoir subi des tortures physiques en détention.
L'ONU a fait part le 2 mars de son inquiétude quant aux violations présumées des droits de l'Homme commises par les forces de sécurité lors de ces manifestations, demandant des poursuites contre les responsables de ces abus.
L'organisation Amnesty International s'inquiète jeudi du sort de dix personnes arrêtées après une manifestation à Bagdad, craignant qu'ils ne soient torturés comme affirment l'avoir été d'autres manifestants arrêtés en février en Irak.Dans un communiqué, l'organisation de défense des droits de l'Homme précise que les dix sont "portés disparus" depuis qu'ils ont été arrêtés dans le quartier d'al-Batawin, près de la place Tahrir.Mais un responsable du ministère de l'Intérieur contacté par l'AFP a de son côté affirmé que les manifestants arrêtés lundi avaient été libérés le jour même.Lundi, un an jour pour jour après les législatives, un demi-millier de personnes ont manifesté pour rappeler les promesses non tenues selon eux par la classe politique et exprimer leurs remords d'avoir participé...