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Liban - Patrimoine

Baalbeck, la ville aux mille et un visages

Vieille de plusieurs millénaires, la ville de Baalbeck reste l'un des vestiges les plus connus de la région. Ses sites archéologiques, l'architecture de sa ville et son coté atypique fascinent toujours au fil des siècles. Promenade avec, pour guide, une touriste étrangère...

Ruines archéologiques de Baalbeck : un voyage dans le temps.

La légende dit que de simples humains n'auraient pu construire eux-mêmes les édifices de Baalbeck, tellement ils sont imposants. Pour certains, seuls les dieux pouvaient être à l'origine de ce travail de titan.
La construction de Baalbeck remonte, selon les architectes, au IIIe millénaire avant J-C, lorsque les Phéniciens y déposent la première pierre. Baalbeck trouve l'origine de son nom dans celui du dieu de l'orage et de la pluie chez les Phéniciens, « Baal ». Le mot « bek » signifiant « ville ». À l'époque des Romains, alors que les plus beaux temples sont construits, la ville prend le nom d'Héliopolis, ville du Soleil.
Aujourd'hui, les dynasties se sont éteintes, les temples ont perdu de leur splendeur pour devenir ruines. Seules les pierres restent les témoins du passé. Classée au patrimoine mondial de l'Unesco, Baalbeck continue malgré tout de fasciner par son paysage hors du commun.
À l'entrée de la ville, devant ce qu'il reste des temples, des villageois proposent inlassablement aux touristes de les coiffer d'un foulard traditionnel, le keffieh. D'autres invitent les passants à une balade en chameau ou à cheval. C'est d'ailleurs ce que décide de faire ce couple de Français accompagné de son petit bambin de trois ans. C'est là l'unique coin « touristique » de la ville. Pour le reste, l'authenticité et le naturel priment.
Ici, l'individualisme n'a pas fait escale et les gens prennent plaisir à partager un moment avec les visiteurs. Les « vous êtes français ? Marhaba ! » se multiplient au fil des ruelles. Puis il y a cette boutique d'artisanat libanais qui intrigue de l'extérieur par son côté obscur et dont la pancarte où l'on peut lire « Artezanat » fait sourire. L'intérieur est une véritable caverne d'Ali Baba. Des milliers de produits d'époque envahissent les étagères et les murs, pour ne laisser aucune surface inoccupée. De la poterie vieille de centaines d'années, selon le commerçant, des bijoux traditionnels, des instruments de musique... ainsi que d'autres produits du pays. Le propriétaire prend le temps de jouer, rien que pour nous, un air traditionnel libanais avec un instrument de musique à une seule corde, le « kamanja » (violoncelle libanais). Instrument qu'il nous offrira spontanément au moment où nous décidons de l'acheter.
Une multitude de ruelles parcourent la ville. Les pavés, eux, donnent une touche d'authenticité. Les murs, souvent décorés des portraits de Hassan Nasrallah, sont le reflet de l'opinion politique dans la région. Mais pas de malentendu, tout le monde est bien accueilli à Baalbeck.
Face au temple de Jupiter avec ses célèbres six colonnes, de nombreux restaurants au décor d'époque font voyager dans le temps et régalent les papilles qui dégustent des plats traditionnels.
Les voitures, quand même nombreuses dans cette ambiance traditionnelle, prennent soin de s'arrêter pour laisser passer les moutons qui déambulent à Baalbeck comme de simples piétons. Car la ville est entourée d'imposantes montagnes qui procurent un air pur et l'eau fraîche coule à profusion. Rien de tel que ce mélange entre le contemporain et l'ancestral pour se dépayser et découvrir un autre visage du Liban. Bienvenue à Baalbeck...
La légende dit que de simples humains n'auraient pu construire eux-mêmes les édifices de Baalbeck, tellement ils sont imposants. Pour certains, seuls les dieux pouvaient être à l'origine de ce travail de titan. La construction de Baalbeck remonte, selon les architectes, au IIIe millénaire avant J-C, lorsque les Phéniciens y déposent la première pierre. Baalbeck trouve l'origine de son nom dans celui du dieu de l'orage et de la pluie chez les Phéniciens, « Baal ». Le mot « bek » signifiant « ville ». À l'époque des Romains, alors que les plus beaux temples sont construits, la ville prend le nom d'Héliopolis, ville du Soleil. Aujourd'hui, les dynasties se sont éteintes, les temples ont perdu de leur splendeur pour devenir ruines. Seules les pierres restent les témoins du passé. Classée au patrimoine mondial de...
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