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Sport

Feu d’artifice en Tchétchénie pour un match inédit contre le Brésil

La fièvre du football a envahi la Tchétchénie hier à Grozny pour un match inédit opposant des champions du monde de l'équipe du Brésil 1994 et 2002 à une sélection de cette petite république du Caucase russe, théâtre de deux guerres sanglantes avec la Russie.
Les magiciens brésiliens ont fait un usage limité de leur supériorité technique face aux Tchétchènes, l'emportant sans surprise 6 à 4 au terme d'un match qui a fait le bonheur de plus de 10 000 spectateurs dans le petit stade de Grozny, théâtre en 2004 d'un attentat meurtrier qui a coûté la vie au président tchétchène prorusse, Akhmad Kadyrov.
Un impressionnant dispositif de sécurité avait été déployé pour la rencontre de l'année dans la capitale de la Tchétchénie, où les immeubles poussent comme des champignons après les ravages causés par deux guerres successives entre séparatistes et forces russes à partir de 1994.
Annoncées pour ce match, les principales vedettes des champions du monde brésiliens de 2002 - Ronaldo, Ronaldinho, Kaka - n'étaient pas du voyage. Ils ont été remplacés par des champions du monde 1994 tels Romario, Bebeto, Elber et Dunga.
Parmi ces derniers figurait aussi Raï, qui a évolué au club français du PSG de 1993 à 1998. « J'espère que le football brésilien pourra apporter un peu de joie ici », avait déclaré Raï en français avant la rencontre, qui a débuté et s'est terminée par un grand feu d'artifice dans le ciel de Grozny.
Pendant le match, les spectateurs ont rapidement été comblés par le jeu des Jaune et Bleu - couleurs traditionnelles des Brésiliens - qui ont inscrit deux buts quelques minutes seulement après le coup d'envoi.
Pour éviter d'assommer d'entrée de jeu la sélection tchétchène emmenée par le jeune président et homme fort de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, qui a enfilé le brassard de capitaine pour la rencontre, les Brésiliens ont laissé quelques chances à leurs adversaires.
Ainsi l'équipe de Grozny, avec l'Allemand Lothar Matthäus, vainqueur de la Coupe du monde 1990 et finaliste en 1982 et 1986, est même revenue au score grâce à un but de Kadyrov, ovationné par le public après avoir raté deux penalties en première période.
Les Brésiliens ont ensuite repris le dessus grâce à quelques prouesses collectives, menant 5 à 2 face à une sélection tchétchène parfois dépassée. Mais les champions du monde se sont montrés compréhensifs en permettant à leurs adversaires de terminer la rencontre sur un score très honorable.
« Il faut faire plaisir à tout le monde, aux joueurs et aux spectateurs », a déclaré le Brésilien Dunga lors d'une conférence de presse à l'issue du match.
Les spectateurs, qui ont pu assister gratuitement à ce match, étaient enthousiastes, à l'image de Mansour Khalaev : « C'est un grand bonheur pour nous d'accueillir l'équipe du Brésil, je rêvais de ça depuis longtemps. »
« Nous voulons faire une fête pour les supporteurs russes de football », avait promis M. Kadyrov, par ailleurs accusé par les ONG d'exactions, au pouvoir depuis 2007 et tout juste reconduit pour cinq ans à la tête de la Tchétchénie par le Kremlin.
Moscou crédite le président tchétchène de 34 ans d'une relative stabilité dans sa région et s'appuie sur lui pour contenir la rébellion qui a débordé les frontières de la Tchétchénie pour se transformer, au milieu des années 2000, en un mouvement islamiste armé actif dans tout le Caucase du Nord.
En dépit de l'instabilité et du chômage élevé dans les petites républiques caucasiennes, le football n'a pas de prix. En janvier, le Terek Grozny, qui a frôlé la relégation la saison dernière, a recruté comme entraîneur l'une des légendes du football néerlandais, Ruud Gullit, pour un montant non dévoilé mais probablement élevé.
La fièvre du football a envahi la Tchétchénie hier à Grozny pour un match inédit opposant des champions du monde de l'équipe du Brésil 1994 et 2002 à une sélection de cette petite république du Caucase russe, théâtre de deux guerres sanglantes avec la Russie.Les magiciens brésiliens ont fait un usage limité de leur supériorité technique face aux Tchétchènes, l'emportant sans surprise 6 à 4 au terme d'un match qui a fait le bonheur de plus de 10 000 spectateurs dans le petit stade de Grozny, théâtre en 2004 d'un attentat meurtrier qui a coûté la vie au président tchétchène prorusse, Akhmad Kadyrov.Un impressionnant dispositif de sécurité avait été déployé pour la rencontre de l'année dans la capitale de la Tchétchénie, où les immeubles poussent comme des champignons après les ravages causés par deux...
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