Dans un communiqué, son porte-parole Bernard Valero salue "la volonté d'unité qui a présidé à l'instauration de ce Conseil et encourage les responsables et les mouvements qui le composent à poursuivre leur action dans cet esprit".
Le Conseil national libyen, mis en place par les représentants de l'insurrection qui s'oppose depuis le 15 février aux forces de Mouammar Kadhafi, s'est réuni samedi et s'est déclaré "le seul représentant de la Libye".
"La France condamne l'usage inacceptable de la force contre les civils et adresse sa sympathie aux proches des victimes des affrontements en cours en Libye", a par ailleurs redit M. Valero.
Les autorités françaises "rendent hommage au courage des populations soumises à la violence, à Zawiyah et dans d'autres localités libyennes", a-t-il poursuivi. Samedi, les insurgés de Zawiyah (près de Tripoli) ont essuyé une contre-offensive massive des forces de Kadhafi qui a fait au moins sept morts et des dizaines de blessés.
La France "appelle au plein respect de la résolution 1970 du Conseil de sécurité", votée unanimement et appelant à l'arrêt de la répression, et "à une solution politique rapide qui permette la cessation des violences et l'établissement d'un gouvernement démocratique qui réponde aux aspirations du peuple libyen", a-t-il conclu.
En visite dimanche au Caire, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a affirmé que l'Europe et la France ne pouvaient "tolérer la folie criminelle" du régime de Kadhafi.
M. Juppé avait indiqué ces derniers jours que le colonel devait partir car il s'était discrédité et disqualifié en faisant tirer sur son peuple.


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