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Libye: Berne veut juger les responsables de l'enlèvement de deux Suisses

La Suisse veut traduire en justice les responsables de l'enlèvement de deux hommes d'affaires helvétiques, qui avaient été retenus pendant près de deux ans en Libye, a indiqué dimanche la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey.
"Il serait possible de lancer en Suisse une enquête pénale, pour élucider les circonstances de l'enlèvement à l'automne 2009 (des deux hommes d'affaires helvétiques) Max Göldi et Rachid Hamdani", a déclaré Mme Calmy-Rey dans un entretien au journal dominical NZZ am Sonntag.
Selon la présidente de la Confédération, cette enquête permettrait "d'amener les responsables devant un juge".
"La situation a fondamentalement changé pour nous: les deux otages sont rentrés chez eux, le consulat de Suisse à Tripoli est fermé et ne peut plus être attaqué comme cela s'est déjà passé. Aujourd'hui, nous sommes libres d'agir", a-t-elle insisté.
Les relations entre Berne et Tripoli s'étaient crispées après l'arrestation musclée en juillet 2008 à Genève d'un des fils du leader libyen, Mouammar Kadhafi, qui avait par la suite retenu pendant près de deux ans deux Suisses sur le territoire libyen.
La Suisse avait tenté à plusieurs reprises de faire libérer ses deux compatriotes, qui s'étaient retrouvés bloqués au consulat de Suisse à Tripoli et qui avaient été retenus fin 2009 dans un lieu secret après avoir été attirés hors de la représentation diplomatique.
Max Göldi, le dernier des deux Suisses à avoir été libéré en juin 2010, avait passé plusieurs mois en prison.
Berne et Tripoli avaient signé l'année dernière un plan d'action pour normaliser les relations suite à la libération de M. Göldi, qui prévoyait une "compensation" de 1,5 million de francs suisses versée sur un compte bloqué en Allemagne.
Cet accord prévoyait également la constitution d'un "tribunal d'arbitrage" international pour enquêter sur les circonstances de l'arrestation d'Hannibal Kadhafi.
Depuis le soulèvement contre le régime libyen, Berne a suspendu ce tribunal et gelé les éventuels avoirs du colonel Kadhafi et de son entourage.
La Suisse veut traduire en justice les responsables de l'enlèvement de deux hommes d'affaires helvétiques, qui avaient été retenus pendant près de deux ans en Libye, a indiqué dimanche la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey."Il serait possible de lancer en Suisse une enquête pénale, pour élucider les circonstances de l'enlèvement à l'automne 2009 (des deux hommes d'affaires helvétiques) Max Göldi et Rachid Hamdani", a déclaré Mme Calmy-Rey dans un entretien au journal dominical NZZ am Sonntag.Selon la présidente de la Confédération, cette enquête permettrait "d'amener les responsables devant un juge"."La situation a fondamentalement changé pour nous: les deux otages sont rentrés chez eux, le consulat de Suisse à Tripoli est fermé et ne peut plus être attaqué comme cela s'est déjà passé....