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Liban

Aridi lie à des « abus » son rejet d’une demande du TSL

Le ministre sortant des Travaux publics, Ghazi Aridi, mis en cause au même titre que trois autres membres du gouvernement sortant pour avoir rejeté une demande de coopération formulée par le procureur général du Tribunal spécial pour le Liban, Daniel Bellemare, a justifié hier ce rejet par l'existence d'« abus », tout en niant avoir l'intention de « complaire à quiconque aux dépens de l'affaire de l'assassinat de Rafic Hariri ».
Le Daily Star avait rapporté dans son édition de mercredi que quatre ministres sortants, Ghazi Aridi, Ziyad Baroud, Gebran Bassil et Charbel Nahas, ont rejeté des demandes ponctuelles diverses formulées par le procureur à leurs ministères. M. Nahas avait confirmé cette information en soulignant que les demandes formulées à son ministère des Télécoms étaient « contraires aux lois libanaises ». Pour ce qui est de M. Baroud, une source digne de foi avait indiqué mercredi que le ministre sortant de l'Intérieur avait déjà répondu favorablement à 22 demandes sur 24 émanant du TSL, que la réponse à la vingt-troisième était « en cours » et que, s'agissant de la dernière, elle était « en voie de règlement ».

Ghanem et la coopération avec le TSL
Hier, le président de la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice, le député Robert Ghanem, a rappelé « l'existence d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui impose à tout le monde de coopérer avec le TSL ». « Les responsables libanais doivent coopérer dans tous les domaines avec le TSL lorsque ce dernier demande quelque chose », a-t-il ajouté.
M. Ghanem a mis l'accent sur « le droit du procureur Bellemare de prendre des mesures contre les ministres qui n'ont pas coopéré avec lui en se fondant sur le fait que le tribunal a été créé sous le régime du Chapitre VII ».
Pour ce qui est de M. Aridi, il a indiqué hier, au cours d'une conférence de presse, qu'il avait reçu il y a quelque temps une demande de la commission d'enquête internationale, qui souhaitait avoir un entretien avec le directeur général des Transports terrestres et maritimes. M. Aridi a souligné avoir immédiatement répondu favorablement à cette demande. L'entretien a donc eu lieu. Cependant, il a affirmé avoir découvert par la suite que la teneur de l'entretien n'avait pas été conforme à celle de la demande, « comme s'il s'agissait de mener un interrogatoire sur l'ensemble des activités de la direction des Transports ».
« J'ai alors dit au directeur des Transports que je refuse désormais que les choses se passent de cette manière et que cela n'a rien à voir avec les activités du TSL. Voilà pourquoi j'ai longtemps hésité lorsqu'une seconde demande m'est parvenue et je n'ai plus donné mon approbation », a ajouté M. Aridi, se refusant toutefois à donner de plus amples détails.
« J'espère que les choses s'arrêteront là. Il n'est pas vrai que j'exécute une décision politique. Mon comportement après l'assassinat de Rafic Hariri n'a été caractérisé que par la fidélité aux valeurs qu'il incarnait », a poursuivi le ministre joumblattiste. « Je n'exécute les demandes de personne et je ne cherche à complaire à personne aux dépens de l'affaire Hariri. Simplement, je n'accepte pas qu'il y ait des abus dans une institution dont je suis responsable », a-t-il conclu.
Le ministre sortant des Travaux publics, Ghazi Aridi, mis en cause au même titre que trois autres membres du gouvernement sortant pour avoir rejeté une demande de coopération formulée par le procureur général du Tribunal spécial pour le Liban, Daniel Bellemare, a justifié hier ce rejet par l'existence d'« abus », tout en niant avoir l'intention de « complaire à quiconque aux dépens de l'affaire de l'assassinat de Rafic Hariri ».Le Daily Star avait rapporté dans son édition de mercredi que quatre ministres sortants, Ghazi Aridi, Ziyad Baroud, Gebran Bassil et Charbel Nahas, ont rejeté des demandes ponctuelles diverses formulées par le procureur à leurs ministères. M. Nahas avait confirmé cette information en soulignant que les demandes formulées à son ministère des Télécoms étaient « contraires aux lois...
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