Selon la chef de la diplomatie américaine, l'Iran utiliserait le Hezbollah, son intermédiaire au Liban, pour contacter le mouvement palestinien Hamas qui à son tour communique avec des homologues en Égypte. /
Selon la chef de la diplomatie américaine, l'Iran utiliserait le Hezbollah, son "intermédiaire" au Liban, pour contacter le mouvement palestinien Hamas "qui à son tour communique avec des homologues en Égypte".
"Nous savons qu'ils contactent l'opposition à Bahreïn. Nous savons que les Iraniens sont très impliqués dans les mouvements d'opposition au Yémen", a-t-elle poursuivi.
"Que ce soit directement ou ou à travers des intermédiaires, ils cherchent sans cesse à influer sur les événements, ils ont une politique étrangère très active", a encore dit Mme Clinton.
La chef de la diplomatie américaine a souligné que les peuples lancés dans la "printemps arabe" voulaient être aidés tout en maintenant à distance les intervenants extérieurs.
"La difficulté est de les aider sans donner l'impression que nous voulons préempter leur révolution", a-t-elle expliqué, et "c'est aussi un défi pour les Iraniens".
Ceux-ci, a-t-elle insisté, "n'ont pas beaucoup d'amis, mais ils essaient d'en courtiser de nouveaux".
Son collègue chargé de la Défense, Robert Gates, avait estimé mardi que la vague de révoltes dans le monde arabe affaiblissait dans l'immédiat el-Qaëda et l'Iran.
"Le comportement de l'armée en Tunisie et en Égypte et, si l'on excepte une courte période de violences, à Bahreïn, contraste de façon éclatante avec la répression sauvage exercée par les Iraniens contre tous ceux qui osent manifester", avait jugé le chef du Pentagone dans une conférence de presse.

