"Trois fusiliers de marine néerlandais et deux civils ont été capturés par des militaires libyens armés, lors de l'échec d'une opération d'évacuation" dimanche, a annoncé à l'AFP Otte Beeksma, un porte-parole du ministère de la défense, confirmant une information révélée par le quotidien populaire néerlandais De Telegraaf.
Les trois soldats néerlandais ont été capturés par des hommes armés du colonel Kadhafi alors qu'ils participaient à l'évacuation en hélicoptère à Syrte (nord de la Libye) de deux occidentaux.
Les deux civils, un Néerlandais et un autre Européen, dont l'identité n'a pas été précisée, ont été remis mercredi par les Libyens à l'ambassade des Pays-Bas en Libye, et ont depuis quitté le pays, a-t-il ajouté.
Les soldats néerlandais ont été attaqués après l'atterrissage de l'appareil. "Nous avons eu des contacts directs avec eux", a assuré M. Beeksma, refusant de préciser le lieu de leur détention mais précisant que "malgré les conditions, ils vont bien".
"Des discussions diplomatiques intenses continuent avec les autorités libyennes", a-t-il précisé.
Les fusiliers et l'hélicoptère étaient basés sur la frégate néerlandaise Tromp. Le navire, qui devait initialement se rendre au large de la Somalie dans le cadre de la lutte contre la piraterie, avait fait route le 24 février en direction des côtes libyennes, pour une évacuation par voie de mer en cas de fermeture de l'espace aérien libyen.
Trois avions militaires britanniques avaient par ailleurs évacué dimanche, pour la deuxième journée consécutive, 150 étrangers bloqués dans des campements isolés dans le désert à l'est de la Libye.
Selon la Ligue libyenne des droits de l'Homme, la répression a fait 6.000 morts en Libye, dont 3.000 à Tripoli et 2.000 à Benghazi - un bilan nettement plus important, dans cette dernière ville, que les 220 à 250 morts avancés par des sources hospitalières locales et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).


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