Thomas Bach, également vice-président du CIO et lui-même patron des commissions d'évaluation en vue des Jeux de 2002 et 2004, a tenté, lors de son discours d'accueil des onze experts olympiques, de toucher au cœur ses collègues du CIO, évoquant le public allemand comme « l'un des plus passionnés » par les sports de neige et de glace.
Réunie dans le luxueux hôte Bayerischer Hof, au cœur de la métropole bavaroise, la commission d'évaluation présidée par la Suédoise Gunila Lindberg d'un côté, de l'autre les promoteurs de la candidature munichoise sont ensuite entrés dans le vif du sujet, évoquant une demi-douzaine des dix-sept thèmes du dossier de candidature.
Le maire de Munich, Christian Ude, équipé du maillet avec lequel il ouvre le premier fut de bière de l'Oktoberfest, est venu décrire le concept général des Jeux proposés : « Munich est une ville de renommée mondiale avec une identité mêlant ordinateurs portables et lederhosen (culotte de cuir). L'infrastructure des Jeux de 1972 est toujours bien implantée dans le tissu urbain. Et nous avons désormais la chance d'écrire un nouveau chapitre sur la durabilité : la conversion des équipements des Jeux d'été en sites destinés aux Jeux d'hiver. »
Près de 75 % des installations existent déjà
La double championne olympique de patinage artistique, Katarina Witt, présidente de la candidature, a elle plaidé pour un dossier qui « met l'accent sur les besoins des athlètes », un atout illustré par la réussite des derniers Mondiaux de ski, à Garmisch-Partenkirchen, et de bobsleigh, à Königssee.
Bernhard Schwank, directeur exécutif de la candidature, a lui présenté le concept bipolaire de Munich 2018, rappelant que les compétitions de sports de glace auraient lieu dans le Parc de glace de Munich - dans le Parc olympique hérité des Jeux de 1972 - et que les épreuves de neige seraient organisées autour de Garmisch-Partenkirchen, théâtre des Jeux d'hiver de 1936, chaque pôle ayant son village d'athlète et le centre des sports de glisse (bobsleigh, luge, skeleton) de Königssee venant compléter le dispositif.
Les Jeux paralympiques, le logement, les transports et l'aspect environnemental du projet ont été évoqués dans l'après-midi. Les partisans de Munich ont rappelé que 74 % des installations prévues existaient déjà et que les infrastructures définitives à construire ne représenteraient que 4 % du total des équipements. Des chiffres qui n'ont pas calmé les opposants au projet, regroupés sous le slogan « NOlympia » et reçus par le CIO en fin d'après-midi.
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