Les leaders de l'opposition se sont réunis dans leur quartier général à Benghazi, fief de l'insurrection à 1.000 km à l'est de Tripoli, pour discuter des prochaines mesures à adopter, après l'annonce de la création d'un conseil militaire.
Salwa Bughaighi, membre d'une coalition d'avocats et de militants qui tente de gérer Benghazi, a indiqué à la presse que les forces gouvernementales dans l'ouest du pays représentaient une grande menace.
"Il y a un déséquilibre entre nos forces et celles de Kadhafi", a-t-elle affirmé, disant que les chefs de l'opposition étaient partagés entre ceux en faveur ou contre une "solution internationale".
Elle a indiqué que sa coalition demanderait une zone d'exclusion aérienne pour empêcher M. Kadhafi de renforcer ses fiefs de Tripoli et de Syrte, plus à l'est.
Mais plusieurs autres opposants qui assistaient à la réunion ou ont été informés des discussions ont indiqué que la coalition semblait pencher pour demander des frappes aériennes étrangères, peut-être sous mandat de l'ONU, contre des cibles stratégiques en Libye.
"Les organisateurs se sont mis d'accord" pour examiner une demande de frappes aériennes étrangères, a indiqué l'une de ces personnes s'exprimant sous couvert de l'anonymat.
Les opposants au régime Kadhafi rejetaient jusqu'à présent une intervention étrangère, mais nombreux parmi eux réalisent désormais le déséquilibre entre leurs effectifs, pour la plupart des militaires ayant fait défection et désorganisés, et les milices bien armées de M. Kadhafi.
Une révolte sans précédent contre le colonel Kadhafi, qui gouverne la Libye d'une main de fer depuis plus de 40 ans, a débuté il y a deux semaines. L'est du pays, ainsi que certaines villes de l'ouest, sont désormais contrôlées par l'opposition armée.


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