"Je crois qu'il serait sensé de nommer un envoyé spécial de l'ONU pour la Libye et en Libye. Nous avons besoin d'un envoyé spécial pour que la communauté internationale montre sa présence et soit reconnaissable dans son engagement, et afin d'évaluer la situation humanitaire", a dit le ministre lors d'un point presse.
"C'est pourquoi nous avons fait cette proposition d'un envoyé spécial de l'ONU en Libye", a dit M. Westerwelle.
Il a appelé "instamment" les 46 Allemands se trouvant encore en Libye - contre environ 600 au début de la crise - à quitter le pays dès que possible. Sur ces 46 personnes, 36 se trouvent à Tripoli et 10 ailleurs en Libye, et "l'ambassade d'Allemagne est en contact avec eux", a détaillé M. Westerwelle.
Le ministre s'est félicité du gel des avoirs en Allemagne d'un fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, annoncé mardi par le ministère allemand de l'Economie et qui concerne 2 millions d'euros déposés auprès d'une banque privée, et a pressé le colonel Khadafi de quitter le pouvoir.
"C'est un signal clair. Les sanctions ne sont pas seulement des mesures théoriques (...). Elles visent le dictateur, qui doit être touché et qui doit quitter son poste", a dit M. Westerwelle.
L'UE a adopté lundi un embargo sur les armes et des gels d'avoirs du colonel Khadafi et de 25 de ses proches, allant au-delà des sanctions de l'ONU, et les pays de l'Union mettent l'un après l'autre en pratique cette décision.
Un porte-parole du ministère de l'Economie a refusé de dévoiler l'identité du fils et de l'établissement bancaire concernés.
Les avoirs du clan Kadhafi en Allemagne sont limités. Ils sont beaucoup plus importants en Autriche par exemple, pays avec lequel la Libye entretenait des rapports plus étroits. La banque centrale autrichienne a aussi annoncé leur gel plus tôt mardi.


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