"Nous suivons de très près l'évolution des soulèvements à Bahrein, à Oman, au Qatar et au Yémen pour adopter les mesures nécessaires si besoin est", a déclaré Pierre Vimont lors d'une audition devant une commission du Parlement européen réunie à Bruxelles.
La priorité du moment reste toutefois la situation en Libye et les mouvements de population provoqués par les violences.
La France a demandé l'organisation d'un sommet européen pour décider d'une "stratégie commune" face à la crise libyenne et aux menaces qu'elle fait peser en matière d'immigration. Elle est soutenue dans cette démarche par les autorités italiennes notamment qui redoutent un afflux massif de réfugiés.
Les discussions au sujet de ce sommet éventuel se poursuivaient mardi.
La Commission européenne a aussi assuré être prête. "Ce qui peut être fait est fait et nous avons envisagé tous les scénarios, même si les gens ne sont pas encore là", a déclaré la commissaire en charge de l'immigration et de la sécurité, Cecilia Malmström, au cours de cette audition.
"Un fonds d'urgence de 25 millions d'euros est à disposition et en cas de crise humanitaire majeure, nous devrons trouver des fonds supplémentaires", a-t-elle précisé.
En tout état de cause, les personnes fuyant la Libye "ne seront pas repoussées" par l'UE, a-t-elle affirmé.
Mme Malmström a en revanche reconnu que les Etats de l'UE étaient en désaccord sur un partage de la prise en charge des éventuels arrivants, dont le statut devra être déterminé.
"La réunion des ministres de l'Intérieur de l'UE jeudi dernier à Bruxelles a montré que l'enthousiasme n'était pas grand pour une répartition interne" entre pays européens, a-t-elle admis.


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