Le secrétariat général du 14 Mars a annoncé hier dans un bref communiqué que les députés de l'alliance tiendront une réunion extraordinaire demain dimanche à 18 heures à l'hôtel Le Bristol à l'issue de laquelle « ils proclameront la position officielle (du 14 Mars) au sujet de la participation au cabinet ».
Selon la MTV, il s'agira d'un refus d'entrer au gouvernement, assorti d'un communiqué « à la tonalité dure ». La chaîne a indiqué, en outre, que l'ancien Premier ministre Fouad Siniora et le député Georges Adwan rédigent actuellement ce texte et vont le soumettre à l'approbation de l'ensemble des alliés.
« Il s'agira d'une position unifiée exprimée au nom de tout le monde » au sein de l'alliance, a précisé, de son côté, le secrétaire général du 14 Mars, Farès Souhaid.
« Je rappelle que le président Amine Gemayel avait dit que les tractations étaient arrivées à une impasse puis le ministre Boutros Harb avait tiré la même conclusion. La position qui sera adoptée sera donc unifiée », a souligné M. Souhaid.
« Ces négociations avaient pour but d'affirmer les constantes du 14 Mars et non pas de discuter de la répartition des ministères », a-t-il ajouté, expliquant que la réunion de dimanche sera suivie, avant le 14 du mois prochain, par des assises élargies de l'alliance, qui se tiendront également au Bristol.
« Notre but est de protéger les acquis issus de la révolution du Cèdre, du combat du peuple libanais et du sang de tous nos martyrs. Et nous avons pu constater, très concrètement, que le Premier ministre désigné, Nagib Mikati, n'est pas en mesure, du fait de certaines circonstances, d'être le protecteur de ces acquis », a-t-il dit.
De son côté, le député Ahmad Fatfat a souligné que les forces du 14 Mars « sont parvenues à la conclusion selon laquelle M. Mikati a refusé de répondre à des questions essentielles qui, pourtant, ne dépassaient pas le cadre centriste et de faire la moindre offre sérieuse en vue d'une participation politique effective ».
« Le processus d'exclusion (du 14 Mars) était clair, et la riposte est devenue claire : il n'est plus question d'une participation au gouvernement car nous refusons d'être de faux témoins », a ajouté M. Fatfat.
« La décision de nous retrancher dans l'opposition était déjà prise, mais nous avions voulu donner une occasion au camp adverse pour voir s'il souhaitait vraiment une participation et à M. Mikati afin qu'il puisse démontrer son centrisme », a-t-il dit.
Le PNL a lui aussi souligné que le Premier ministre désigné s'est abstenu de s'engager à défendre le Tribunal spécial pour le Liban. « Nous ne voyons aucune justification pour une telle lacune alors que (M. Mikati) s'était précipité pour proclamer son engagement à protéger le Hezbollah, ses armes et ses objectifs sous le label du parrainage de la résistance », souligne un communiqué du parti.
« En tout état de cause, il reste au chef de l'État, cible des flèches directes et indirectes du général Michel Aoun, et au Premier ministre désigné de mettre en œuvre les principes constitutionnels leur attribuant à eux seuls la tâche de former le gouvernement, faute de quoi la Constitution, le système, le pacte national et toutes les constantes seraient en danger », ajoute le PNL.


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