"Notre vraie préoccupation, c'est d'assurer la sécurité des Français en Libye", a assuré M. Wauquiez sur la radio privée Europe 1, précisant qu'il y avait actuellement 750 Français "dispersés" sur le territoire libyen.
Interrogé sur un possible rapatriement de ces ressortissants, le ministre a indiqué que "pour l'instant, il n'y a pas de menace directe", tout en ajoutant que l'ambassade de France en Libye "avait fait un énorme travail pour assurer leur sécurité".
Une trentaine de Français qui étaient à Benghazi, "le foyer principal des tensions et qui travaillaient à l'hôpital", ont été rapatriés sur Tripoli via un vol spécialement affrété, a indiqué Laurent Wauquiez.
"Par ailleurs, on a essayé d'organiser les choses pour que la fermeture des écoles françaises soit faite maintenant et encourager les Français et les familles qui sont sur l'ensemble territoire libyen à pouvoir revenir en France", a-t-il ajouté.
"Globalement notre message c'est surtout pas de risque", a expliqué le ministre.
Au moins 233 personnes sont mortes depuis le début du mouvement de protestation, dont 60 pour la seule journée de dimanche à Benghazi, selon un nouveau bilan publié lundi par l'ONG Human Rights Watch.
Benghazi, deuxième ville du pays à 1.000 km à l'est de Tripoli, est le centre de la contestation et c'est là qu'ont été dénombrées la plupart des victimes.
Laurent Wauquiez a par ailleurs démenti toute "ingérence" de la part de la France dans les affaires internes de la Libye, mais a condamné de nouveau les "violences" et "l'usage disproportionné de la force".


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