Rechercher
Rechercher

Agenda - La Saint-Maron En France

Le cardinal de Paris célèbre la messe à Notre-Dame du Liban

M. Bertrand Delanoë et Mgr Saïd Saïd durant la cérémonie à l’Hôtel de Ville.

La fête de saint Maron a revêtu cette année à Paris un lustre particulier, avec deux manifestations organisées à l'initiative du vicaire patriarcal maronite en France, Mgr Saïd Élias Saïd, pour clôturer la 1 600e année jubilaire du saint patron de l'Église maronite. La première manifestation a été une « soirée de zajal » donnée au profit de la fondation Le Foyer franco-libanais dans le magnifique salon des fêtes de l'Hôtel de Ville, et animée par le poète Moussa Zgheib et ses compagnons Bassam Harb et Samih Khalil, avec la contribution du chanteur Rodolphe Khoury, au cours d'un dîner assis servi par le restaurant Noura. La soirée a débuté par un cocktail au cours duquel se sont retrouvés autour de M. Bertrand Delanoë, maire de Paris, M. Boutros Assaker, ambassadeur du Liban, Mme Sylvie Fadlallah, déléguée du Liban auprès de l'Unesco, Mgr Samir Mazloum, évêque visiteur apostolique pour les maronites en Europe, et Mgr Saïd Saïd, ainsi que les membres de la communauté franco-libanaise.
M. Delanoë devait prendre la parole à cette occasion pour saluer le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, et redire sa « fidélité » et sa « confiance », invitant les Libanais à « considérer cette maison comme la vôtre et à y venir chaque année. » « Nous vivons à l'heure de ce qui se passe en Méditerranée », a-t-il précisé, ajoutant que « s'il y a bien un pays qui illustre les valeurs universelles de la démocratie et de la liberté, c'est bien le Liban ». Tout en insistant sur « le respect de l'identité de chacun et de l'indépendance du Liban », M. Delanoë a souligné combien « le peuple libanais veut être seul responsable de son destin, alors qu'il y a toujours des forces qui œuvrent à la division ». Et d'ajouter : « Nous sommes à ses côtés. »
« Nous nous sommes inquiétés à propos des chrétiens d'Orient qui sont une des richesses de cette terre d'Orient, comme l'ont écrit de grands intellectuels musulmans, qui ont appelé à préserver cette richesse », a poursuivi le maire de Paris. Puis, évoquant ce qui se passe en Égypte, il a souhaité que le peuple égyptien puisse « construire son avenir en rassemblant tous ses enfants », à l'instar du peuple libanais. M. Delanoë a enfin réitéré ses « vœux les plus chaleureux pour que l'espérance ne disparaisse jamais de votre cœur et que vous fassiez vivre la diversité et la fraternité ».
Mgr Saïd devait remercier son hôte pour son hospitalité, l'Hôtel de Ville accueillant les festivités de la Saint-Maron pour la 8e année consécutive. Le vicaire patriarcal a mis l'accent sur la signification de cette année jubilaire du patron de l'Église maronite et annoncé la fin des travaux de rénovation de l'église Notre-Dame du Liban à la rue d'Ulm.
À cette occasion d'ailleurs, le cardinal archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, ordinaire des catholiques des Églises orientales résidant en France, devait bénir ces travaux au cours d'une messe solennelle qu'il a présidée en compagnie de Mgr Mazloum et Mgr Saïd, le dimanche 13 février, en présence des ambassadeurs libanais et d'un grand nombre d'officiels et de fidèles.

La fête de saint Maron a revêtu cette année à Paris un lustre particulier, avec deux manifestations organisées à l'initiative du vicaire patriarcal maronite en France, Mgr Saïd Élias Saïd, pour clôturer la 1 600e année jubilaire du saint patron de l'Église maronite. La première manifestation a été une « soirée de zajal » donnée au profit de la fondation Le Foyer franco-libanais dans le magnifique salon des fêtes de l'Hôtel de Ville, et animée par le poète Moussa Zgheib et ses compagnons Bassam Harb et Samih Khalil, avec la contribution du chanteur Rodolphe Khoury, au cours d'un dîner assis servi par le restaurant Noura. La soirée a débuté par un cocktail au cours duquel se sont retrouvés autour de M. Bertrand Delanoë, maire de Paris, M. Boutros Assaker, ambassadeur du Liban, Mme Sylvie Fadlallah,...