"Cette banque est gérée de manière professionnelle et possède de fortes liquidités en réserves", a dit Salamé.
"Cette banque est gérée de manière professionnelle et possède de fortes liquidités en réserves", a-t-il dit. "Nous voulons rassurer les clients que leurs opérations sont en sécurité".
Le Trésor américain a annoncé jeudi dans un communiqué la mise au ban de la LCB, qu'il accuse de blanchir l'argent d'un réseau de trafiquants de drogue qui soutiendrait financièrement le puissant mouvement armé chiite Hezbollah, considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis.
"Cette mesure est destinée à protéger le système financier des États-Unis des produits financiers illégaux découlant de la LCB, et à priver ce réseau international de trafic de drogue et de blanchiment d'argent de son point d'accès privilégié au système financier régulier", a-t-il indiqué.
Selon les accusations du Trésor, la LCB blanchit l'argent de la drogue d'un réseau international basé au Liban et contre lequel les autorités américaines ont pris récemment des sanctions. "Selon des renseignements de l'État américain, le Hezbollah a profité d'un soutien financier provenant des activités criminelles", de ce réseau, écrit le Trésor.
La mesure prise par le Trésor interdit à tous les établissements financiers américains de réaliser directement ou indirectement la moindre transaction financière avec la LCB ou pour la LCB, pour leur compte ou le compte de tiers.
Fondée au départ comme une filiale de la Banque royale du Canada, la LCB est aujourd'hui une entreprise libanaise autonome, qui maintient un "vaste" réseau de liens financiers "avec des banques du monde entier, dont plusieurs aux États-Unis".
La LCB a démenti les accusations américaines et s'est engagée à coopérer totalement avec les autorités.

