M. Abdallah est jugé pour des déclarations faites alors qu'il était en prison, concernant les relations syro-libanaises et les fraudes électorales commises selon lui par le gouvernement iranien en 2009, d'après une ONG.
Il est poursuivi pour "propagation d'informations fausses ou exagérées qui pourraient affecter le moral de la Nation" et "atteinte aux relations avec un autre pays".
Devant le tribunal, M. Abdallah a affirmé que les déclarations qu'il avait faites "ne constituaient pas un crime pour lequel il devait être jugé car il s'agissait de son droit naturel à s'exprimer librement", ont indiqué les organisations dans un communiqué.
L'écrivain de 61 ans, qui avait purgé une peine de deux ans et demi de prison (décembre 2007-juin 2010) pour avoir appelé à la démocratie, et qui devait être libéré en juin 2010, avait été maintenu en détention après ses déclarations sur l'Iran et le Liban.
Le tribunal a fixé la prochaine audience de son procès au 23 février, ont ajouté les ONG.
L'écrivain est l'un des douze opposants signataires de la "Déclaration de Damas", appelant à un changement démocratique en Syrie.
Tous avaient été condamnés en octobre 2008 par la Cour pénale de Damas à deux ans et demi de prison pour "avoir porté atteinte à l'image de l'Etat" et "propagé des informations mensongères". Tous ont été libérés à l'exception de M. Abdallah.
Les associations ont exprimé leur "extrême inquiétude devant la sévérité avec laquelle les autorités syriennes traitent les militants politiques", et demandé "l'annulation de toutes les accusations portées contre M. Abdallah et sa libération immédiate".
Parmi les organisations signataires du communiqué figurent l'Observatoire syrien pour les droits de l'Homme, la Ligue syrienne de défense des droits de l'Homme, l'Organisation nationale des droits de l'Homme en Syrie et l'Organisation arabe pour les droits de l'Homme en Syrie.


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