Rechercher
Rechercher

Culture - Photographie

Farès Jammal et la bicyclette dans tous ses états

Farès Jammal expose du 3 au 19 février une série de photos à la galerie Pièce unique* et signe, le soir du vernissage, à partir de 18 heures, un ouvrage intitulé « Haven't You Seen This Bicycle ? »

À Mykonos, elle serait une « Pink Panther ».

«Haven't You Seen This Bicycle?» est une série de clichés, signés Farès Jammal, sur le thème des bicyclettes. Une exposition ludique (doublée d'un ouvrage), organisée par «Si Live Communication» (Nadine Abi Saab et Sylvia Keyrouz) en collaboration avec Solidere. Pas une publicité pour le vélo, ni même une incitation à abandonner la voiture pour ce moyen de transport à deux roues, mais une manière de percevoir des objets qui, à force d'habitude, deviennent quasi invisibles. Ce travail, qui comprend plus d'une vingtaine de photos, s'accompagne donc d'un ouvrage illustré de plus d'une quarantaine d'images.
C'est au cours de ses randonnées et nombreux voyages que Farès Jammal, qui fait actuellement la navette entre son studio de Dubaï et celui du Liban, va capter ces images hautes en couleur. «C'est par hasard, après les avoir sélectionnées, que je me suis rendu compte que la bicyclette était présente dans la plupart des photos. J'ai donc décidé de lui consacrer une exposition.» «Mais, ajoute-t-il, je n'ai pas voulu mettre l'accent sur l'esthétique du vélo, mais sur son caractère.» De New York aux Maldives, en passant par la Florence et la Turquie, le photographe sélectionnera donc des clichés de vélos - en situation - glanés du monde entier.

Du caractère !
Dans cette approche, le photographe a donné des noms à ces petites reines et, par conséquent, une identité. «Ces bicyclettes illustrent une manière de vivre, un pays, voire une société, dit-il. Prises à part, elles perdraient leur cachet. C'est surtout donc la composition et le cadrage qui les définissent.»
Ainsi, on pourrait voir un vélo adossé contre le mur d'un restaurant (Le gourmet), un autre peint sur le mur (L'illusioniste), un autre encore qui se fond dans les branchages
(Caméléon).
Curieux de tout et affûtant son regard, Farès Jammal, qui a acquis l'amour de la photo dans le studio de son père, aime parcourir le monde et fixer des images. Après des études à l'Université de Kaslik, il ouvre son propre studio et s'initie au travail photographique avec ténacité. Reportages, portraits de vedettes et paysages, rien ne lui échappe. «L'essentiel est de porter un regard positif sur la vie, avoue-t-il, ce qui rend les choses plus simples et plus faciles.»
Pour cet artiste, si la brosse et les couleurs sont indispensables à la peinture, il voit dans la lumière un élément essentiel qui donne vie à ses photos.
Ayant participé à plusieurs expositions collectives notamment celle de Valence, «Regards sur le Liban», en 2009, à l'Unesco ou au musée Sursock et organisé des accrochages solos, dont «Graffiti» au Bustan et «Climats» à Dar el-Mona, la consécration a lieu en 2010. Récompensé du IPA (International Photography Award) pour son projet de l'île de Yas à Abou Dhabi, Farès Jammal, infatigable, ne cesse d'élargir ses champs de vision. Comme un téléobjectif porté sur le monde.
Parallèlement à sa carrière, le photographe se consacre également à sa ville natale, Batroun, où il organise à chaque saison d'été, à côté d'autres membres du comité, un festival.
«Cette exposition, doublée du livre, conclut Farès Jammal, ferait partie à l'avenir d'une trilogie qui engloberait plus tard les toits des maisons et les linges accrochés aux balcons.» Comme une visite guidée dans le kaléidoscope des sociétés sous le regard vrai et lucide de Farès Jammal.

Signature du livre à la galerie Pièce unique, jeudi 3 février, de 18h00 à 20h30. Tél. : 01/975655.
«Haven't You Seen This Bicycle?» est une série de clichés, signés Farès Jammal, sur le thème des bicyclettes. Une exposition ludique (doublée d'un ouvrage), organisée par «Si Live Communication» (Nadine Abi Saab et Sylvia Keyrouz) en collaboration avec Solidere. Pas une publicité pour le vélo, ni même une incitation à abandonner la voiture pour ce moyen de transport à deux roues, mais une manière de percevoir des objets qui, à force d'habitude, deviennent quasi invisibles. Ce travail, qui comprend plus d'une vingtaine de photos, s'accompagne donc d'un ouvrage illustré de plus d'une quarantaine d'images. C'est au cours de ses randonnées et nombreux voyages que Farès Jammal, qui fait actuellement la navette entre son studio de Dubaï et celui du Liban, va capter ces images hautes en couleur. «C'est par hasard, après...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut